Du Corps à l’Âme. De l’Âme au Corps
Le corps n’est plus. Paralysie. L’angoisse est là. Présente. Tout le temps. Mon seul moyen de défense : le figement.
Mon esprit, lui, est en ébullition. Dans le vide, il se sent en danger. Comme un réflexe, il s’agite pour remplir ce vide. Pensées. Ruminations. Pensées. Ruminations. Pensées. Ruminations. Ça tourne. Ça tourne. Ça tourne. Encore et encore.
Je suis épuisée. Je me sens à la fois vide et trop remplie. Pas assez et beaucoup trop. Envie que tout s’arrête. Ne plus rien sentir. Ni douleur ni émotions. Plus rien. Que tout s’endorme pour de bon. Que l’esprit et le corps s’apaisent enfin.
Engloutie par une masse noire et visqueuse. Je m'enfonce. Un mouvement infime s'invite. Léger. Presque invisible.
Il m’incite à revenir au corps. Sentir mes pieds sur la terre. Sentir mes mains caresser les touches de mon piano. En sentir les vibrations. Sentir mon souffle. Sentir mon cœur battre. Sentir ce mouvement qui traverse mon corps des pieds à la tête. Ne rien forcer. Ne pas vouloir plus. Écouter et sentir simplement ce mouvement.




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