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J27 - Marciac - Vidouze

Longueur de l'étape: 25,41 km

Total parcouru: 607,79 km


Mon sac est presque prêt quand je pars déjeuner. Je rejoins l'épouse de Patrick dont j'ignore le nom. Pendant le déjeuner, elle me parle des difficultés rencontrées avec les pélerins parfois trop exigeants et d'autres qui annulent au dernier moment. C'est beaucoup de boulot et ils songent à arrêter. D'autant que les règles vont être renforcées et qu'il aura plus de contrôle. Elle me parle également de sa maman qui a la maladie d'Alzheimer et qui ne sait plus se déplacer. Elle se met à pleurer. Je suis touchée par cette conversation et ce moment partagé. J'ai presque envie de lui proposer un massage de la nuque. Je mets en route vers 7h. Juste quand je pars, j'entends Martine se lever.


Après une petite heure de marche, je sens que je commence déjà à fatiguer. Mons sac est lourd à cause de la nourriture. Je pense aussi qu'un petit déjeuner sucré n'est pas idéal pour entamer une journée de marche. Il y a beaucoup de bitume au début. J'ai besoin de faire des pauses régulièrement. Pourtant, le chemin n'est pas du tout difficile. J'admire une magnifique lever de soleil avec de la brume et les montagnes en fond. C'est splendide !



Je décide de faire ma pause de midi dès que j'aurai passé Maubourget. J'aurais fait plus de la moitié du chemin. J'ai déjà chaud et mon sac me pèse. Il me fait mal aux hanches et au dos. Plusieurs fois j'hésite à faire une pause sur un banc dans la ville. Je préfère essayer de trouver un endroit plus sympa. Finalement, je m'installe près d'une rivière. Ce n'est pas le plus bel endroit mais il est calme et je suis à l'ombre. Déposer mon sac, enlever mes chaussures, mager me fait du bien. Je prends le temps. Il me reste à peine deux heures de route.



Mon sac est plus léger. Par contre, la température a grimpé. Je sens que je vais avoir un peu dur. Je décide d'écouter de la musique pour me motiver. Je continue à marcher sur des petits sentiers. Certains sont en plein soleil d'autres sont ombragés. Je fais une dernière pause quelques kilmètres avant la fin de mon étape.



Le gîte est très sympa et il fonctionne en autonomie. Les propriétaires ont laissé des instructions, la chambre est prête et tout est dans le frigo. Je me débrouille comme je veux et cela me va très bien. Je suis seule dans le gite et cela me va très bien aussi. Comme d'habitude, je m'installe et prends une bonne douche. Je m'installe dehors avec une bière et mon carnet d'écriture. J'en profite pour donner quelques nouvelles et réserver mon prochain gîte.


Je me prépare des pâtes comme souper. Je suis bien dans ce gîte. Isabelle, la proprio, vient m'apporter du pain. Elle a l'air un peu déboussolée car son fils était censé m'accueillir. Je lui explique que, grâce aux indications, j'ai pu m'installer tranquillement et que j'ai trouvé tout ce dont j'avais besoin. Elle est un peu déçue quand je lui dis que je n'ai pas été dans la piscine. Elle ne reste pas très longtemps. Les pâtes bolo me goûtent bien. Après le repas, je range, fais la vaisselle, prépare mon sac et me mets au lit avec mon bouquin. Je termine le livre d'Anna Gavalda. Je décide d'écrire un petit mot à l'intérieur et je le laisse au gîte. Peut-être qu'il retournera sur la route avec un autre pélerin.


La nuit est agitée. J'ai chaud malgré la fenêtre ouverte et je suis embêtée par les moustiques. Je me lève vers 3h30 pour me tartiner d'anti-moustique. J'ai un peu de mal à me rendormir. Je rêve que je discute avec d'autres femmes et je leur dis que je n'ai plus peur. C'est tout ce dont je me souviens de mes rêves.


Aline Lourtie

27 septembre 2023

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