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- Douceur sauvage
Il n'y a plus rien à prouver. J'intègre ce qui a été et je savoure ce qui est. Sans me poser de questions, sans projections. Je n'attends plus, je n'espère plus. J'accueille. Je n'essaye pas d'être quelqu'un d'autre. Suis assez belle? Suis-je assez bien? Suis assez gentille? Suis-je assez ...? Ces questions n'ont plus lieu d'être dans cet instant. J'écoute un peu plus le coeur et calme doucement la raison. J'observe ma douceur et mon animalité. Elles ne sont pas incompatibles. Elles se rejoignent, se retrouvent dans une douceur sauvage. Présence, intensité, légèreté, simplicité. Il n'y a rien d'autre. Beauté de vivre l'instant présent Aline Lourtie 20/10/2024
- Explosion
Couchée sur le sol. Les décibels font trembler mon corps. Ça va fort. C'est ce dont j'ai besoin. Au coup de cymbale, mon coeur explose, mon corps éclate en milliers de fragments. Isolée de tout. Isolée du monde. Je suis enfin en sécurité. La musique me porte et m'emporte. Loin de tout. Loin du monde. Je suis enfin en sécurité. Un voile d'harmonie vient m'envelopper. Les voix du choeur m'élèvent. Partir loin de tout, loin du monde. Dans ce cocon, il n'y a plus rien, plus personne. Je suis enfin en sécurité. Dans cet espace, je peux sombrer dans le vide. Et me libérer de tout, du monde. Aline Lourtie 27/09/2024
- Vertiges
J'ai la tête qui tourne. Je me sens ivre. Ivre de bonheur; Ivre de joie; Ivre de votre présence; Ivre de vos sourires; Ivre de vos regards; Ivre de tout ce que vous m'apportez. Vertiges. J'ai la tête qui tourne. Et le cœur rempli de votre amour. Merci à tous et toutes pour votre présence (même lointaine). Merci d'avoir célèbrer ce nouveau lieu de vie et d'y avoir apporter tout ce qui compte pour moi. Maintenant, je peux m'y déposer. Aline Lourtie 22/09/2024
- La solitude
A: Tu sais, avant de vivre une relation amoureuse ou d'être épanouie dans les relations sociales et amicales, il est important de vivre seule avec toi-même, d'accepter la solitude. En plus, c'est tellement gai d'être seule. Je t'envie. M: As-tu déjà été seule ? A: Évidemment. Tout le monde a déjà été seul. M: Sais-tu ce que c'est la solitude ? A: Bien sûr M: As-tu déjà été célibataire pendant plusieurs années ? A: Oui... enfin... peut-être pas pendant des années mais pendant plusieurs mois certainement. M: T'es-tu déjà sentie seule en étant dans un groupe ? As-tu déjà eu cette impression que les gens autour de toi ne te voyaient pas, ne t’entendaient pas, ne te parlaient pas ? A: Euh... Oui... Peut-être une ou deux fois. M: As-tu déjà passé plusieurs jours d'affilée sans voir, entendre ni parler à personne ? A: Euh... non M: As-tu déjà passé plusieurs jours, semaines, mois sans être touchée ou sans pouvoir toucher quelqu'un ? A: Tu parles de relations intimes ? M: Non. Je parle d'un contact d'une main dans la tienne ou sur ton épaule, d'un câlin, d'un baiser sur la joue ou le front, d'une caresse dans le dos, d'un toucher amical. A: Non, pas vraiment. Tu sais quand tu as des enfants... M: Justement, je ne sais pas car je n'ai pas d'enfant. As-tu déjà dormi en serrant un doudou, une couverture ou un oreiller contre toi juste pour avoir la sensation de serrer quelqu'un dans tes bras et de te sentir moins seule quand tu t'endors ? A: Non M: As-tu déjà fait des activités seule parce que personne n'était disponible pour t'accompagner. A: Rarement. C'est plutôt l'inverse : c'est moi qui dois refuser car je manque de temps. M: As-tu déjà regardé ton agenda qui était totalement vide ? A: Mon agenda n'est jamais vide M: As-tu déjà passé des journées entières sans entendre ton téléphone sonner, sans recevoir un seul message ou appel de tes proches ? A: Jamais. Sauf quand je l'éteins. M: As-tu déjà décompté les jours, les heures qui te séparent d'un RDV ou de la visite d'un proche ? A: Non M: As-tu déjà été faire des courses alors que tu n'avais besoin de rien, juste pour faire quelque chose, sortir de chez toi, voir des gens ? A: Non M: As-tu déjà laissé la TV allumée sans la regarder juste pour avoir un bruit de fond, des voix qui viennent casser le silence ? A: Non M: T'es-tu déjà parlé à haute voix comme si tu parlais à quelqu'un d'autre ? A: Non M: As-tu déjà eu envie de partager une bonne ou une mauvaise nouvelle à quelqu'un et ne trouver personne pour t'écouter ? A: Non M: T'es-tu déjà demandé qui s'apercevrait de ton absence s'il t'arrivait quelque chose ? A: Non M: T'es-tu déjà demandé si tu étais invisible et si tout cela en valait la peine ? A: Non M: Sais-tu ce que c'est la solitude ? A: .... A toutes ces personnes qui souffrent de la solitude ; A toutes ces personnes qui se sentent invisibles, inintéressantes ; A toutes ces personnes qui pensent ne pas avoir le droit d'exister ; A toutes ces personnes qui n'osent pas parler de leur difficultés par peur de déranger ; A toutes ces personnes qui n’espèrent qu'une chose : être vues, entendues, écoutées et touchées; A toutes ces personnes pour qui appeler quelqu'un est devenu une difficulté presque insurmontable : A toutes ces personnes dont la solitude est devenue la meilleure amie ; A toutes ces personnes qui sont enfermées dans leurs peurs et leurs souffrances du monde extérieur ; A toutes ces personnes qui ne voient plus d'issue : A toutes ces personnes qui pensent qu'elles n'en valent pas la peine. A toutes ces personnes, je leur souhaite de trouver le courage, la force de sortir de leur solitude, d'oser appeler un proche ou une personne extérieure pour parler de leurs difficultés ; A toute ces personnes, je leur souhaite d'arriver à prendre conscience qu'elles ne sont pas seules, qu'elles existent, qu'elles ont de la valeur, qu'elles ont le droit d'être prises en compte. Parce que personne ne devrait souffrir de la solitude. Aline Lourtie 27/07/2024
- Lettre à mon Ego
S'il te plait, ne m'enferme pas dans la case « adulte responsable » ; S'il te plait, ne m'oblige pas à grandir trop vite ; S'il te plait, ne m'écrase pas sous le poids des jugements et de la culpabilité ; S'il te plait, ne m'oblige pas à oublier, à m'endurcir, à m'adapter à un monde si loin de moi ; S'il te plait, laisse-moi être une femme forte et fragile ; S'il te plait, laisse-moi être naïve et insousciante ; S'il te plait, laisse-moi être une femme pleine de créativité, de sensibilité et de rêves ; S'il te plait, laisse-moi être une femme curieuse et qui s'émerveille de tout ; S'il te plait, laisse-moi jouir de mon corps de femme en dansant, jouant, sautant, courant et en faisant l'amour ; S'il te plait, laisse-moi être une femme romantique et amoureuse ; S'il te plait, laisse-moi être une femme folle, audacieuse, stupide, spontanée, drôle ; S'il te plait, laisse-moi profiter de la vie ; S'il te plait, laisse-moi ma légèreté et mon âme d'enfant ; C'est avec et grâce à elle que je traverserai les épreuves de la Vie. Aline Lourtie 25/07/2024
- Je ne suis pas une Sainte
L'Amour inconditionnel ; L'Amour avec un grand A ; L'Amour désintéressé. Vaste sujet ! Je me lance dans la lecture d'un énième livre à ce sujet « Qui aime quand je t'aime ? » de Catherine Bensaid et Jean-Yves Leloup. Pas facile ! Surtout pour un esprit cartésien comme le mien. Il me semble percevoir le sens et en même temps, je sens que quelque chose m'échappe et je ne suis pas certaine d'avoir compris l'essence de ce que je lis. Sensation étrange d'avoir l'impression d'intégrer et de comprendre ce que je lis et en même temps de sentir que cela me passe au-dessus. Je suis bien incapable de résumer ce que je viens de lire. Mon corps semble capter, pas mon esprit. Je comprends que l'Amour Inconditionnel est un amour sans jugement, qui va au-delà de la personne, au delà des manques, des désirs, des besoins. Un Amour total, pur, désintéressé et qui vient de l'intérieur, qui est en nous. En (très gros) résumé, pour être capable d'aimer l'autre, il faut d'abord être capable de s'aimer soi. Ainsi, nous ne faisons pas reposer sur l'autre le poids de nos attentes, nos désirs et nos besoins. Nous n'attachons pas l'autre, nous le laissons libre. Jusque là, ça va... J'arrive à suivre. C'est même assez agréable à lire. C'est tout doux comme du coton. La sensation ne dure pas. Plus j'avance dans la lecture et plus je sens la colère montée. « BORDEL. C'est pas bientôt fini ces c*nneries !!! ». J'en ai assez de ces lectures qui me disent comment aimer. Aimer, cela signifie être détaché, être au-delà du manque, des envies, des besoins. Sauf que, je ne suis pas une Sainte. Je suis humaine avec tous mes défauts, mes envies, mes besoins, mes attentes, mes manques, mes blessures et c'est avec tout cela que j'ai envie d'aimer. Je n'ai pas envie de faire comme si cela n'existait pas et je n'ai pas envie d'attendre d'avoir tout compris et d'avoir atteint un pseudo éveil pour aimer. Pour vivre, j'ai besoin de manger, de boire. Ce sont des nécessités. Être en lien avec les autres, tisser des relations, être touchée est tout aussi important pour que je puisse vivre. Privée de ça, je meurs. Alors comment faire pour aimer de manière désintéressée, sans attente alors qu'aimer est un besoin, une nécessité pour vivre. Est-ce que cela signifie que je ne suis pas capable d'aimer sans rien attendre en échange, que toutes mes relations sont basées sur le manque, le besoin et l'envie ? Pour avoir une relation saine, dois-je nier ces aspects-là, faire comme si cela n'existait pas et que je n'attendais rien de l'autre ? Comment restée cohérente dans tout ça ? Est-il même possible d'être cohérent quand on parle d'amour ? Bien sûr que j'ai envie d'aimer et d'être aimée. Bien sûr que la solitude me pèse de plus en plus. Bien sûr que j'ai envie de partager ma vie et de faire des projet avec quelqu'un. Bien sûr que j'ai envie d'être touchée, cajolée, calinée. Bien sûr que j'ai envie de me sentir spéciale. Bien sûr que j'ai envie, besoin de tous cela. Est-ce pour autant que je ne suis pas capable d'aimer ? Est-ce pour autant que la relation est basée sur l'intérêt, le manque, le besoin ? J'ai envie de tout ça. Cela me manque. C'est certain. Cela ne signifie pas pour autant que je ne m'aime pas. Cela ne signifie pas non plus que j'attends de la relation/de l'autre qu'elle/il comble mes vides. Je n'attends pas d'être réparée. Je ne suis pas en attente de quelque chose et en même temps, je ne peux pas non plus dire que je fais preuve d'amour inconditionnel. Dois-je donc attendre d'être parfaite et d'en être capable avant de pouvoir me lancer dans une nouvelle relation ? En fait, j'en ai RAS-LE-BOL ! Je n'en peux plus de tout séparer en deux : le bien/le mal, l'amour désintéressé/l'amour intéressé. A force de me prendre la tête, de réfléchir, d'essayer de mettre tout dans des cases. A force d'essayer de rester du bon côté en rejettant tout le reste, je reste là à attendre bêtement de devenir parfaite. C'est devenu ma meilleure excuse : «Je peux pas, je ne suis pas parfaite. ». Alors que c'est tout le contraire : je n'ai pas envie d'abimer mon image de petite poupée. Je suis une sainte pure qui ne peut pas se mêler au commun des mortels par peur d'être souillée, salie, humiliée par les autres qui sont tous très très méchants et vilains. Booooouuuuuh ! C'est ça que l'idée d'amour inconditionnel est venu réveillé. Encore ce truc de « nier sa part d'humain pour aller au-delà ». Ca me soûle. Je me soûle. Je ne veux pas être une sainte qui attend patiemment à genoux dans sa belle robe immaculée qu'une colombe, descendant dans un rayon de lumière vienne lui apporte la grâce divine et la capacité d'aimer et d'être aimée. (tu la vois l'image?). Je pense qu'il est grand temps que la sainte-nitouche que je suis redescende sur terre. Je veux accepter mon humanité. Je suis humaine et je veux pouvoir aimer et être aimé avec tout ça. Au chapitre suivant, les auteurs parlent de différentes sortes d'amours (cf. Échelle ci-dessus). Et là, en lisant l'extrait (cf. Vidéo ci-dessous), je sens ma colère qui tombe et toute ma structure qui fait « ouf ! ». Tout se détend, se relâche. Nous ne sommes plus dans la séparation mais bien dans le mélange. L'Amour inconditionnel est lié à l'amour charnel, au désir et vice et versa. Ok. Maintenant, je comprends qu'aimer demanière inconditionnel, cela ne signifie pas oublier tout désir, envie, manque. Cela signifie de ne pas se laisser guider pas ces manques. Aimer inconditionnellement, cela ne signifie pas non plus que les autres formes d'amour n'existent plus. Au contraire, il est tout à fait possible de vivre et connaitre plusieurs sortes d'amours et de monter et de descendre sur cette échelle. Il ne s'agit pas d'une échelle de valeur. Il n'y a pas un amour meilleur qu'un autre. Là, je pense que je viens de comprendre quelque chose. Et je me sens beaucoup plus apaisée et sereine. Mon mental a fini de s'emballer et de tout séparer. Il n'y a rien à séparer. Encore une fois mon mental disait « ou » alors que c'est « et ». Je n'ai pas à être parfaite. Je suis capable d'aimer incondionnellement tout en restant humaine. Plus besoin d'attendre la grâce divine. Je peux y aller. Ben oui... lire c'est bien. Comprendre et prendre conscience c'est bien. Les saintes, les colombes, les licornes, c'est bien aussi. Mais un moment, il faut sortir des bouquins, des écrans, de la théorie, du rêve pour aller dans le concret, dans la réalité. Et l'Amour iconditionnel, concrètement c'est quoi ? Ben je sais pas... Car je n'ai jamais essayé. C'est peut-être le moment d'oser le faire, d'expérimenter, de tester ces différentes formes d'amour, d'en prendre conscience, d'apprendre par essai-erreur. Pour finir par... je ne sais pas et cela n'a aucune importance. Il n'y a pas d'objectif à atteindre. Ce qui compte c'est ce que j'ai envie de faire aujourd'hui et maintenant avec ce nouvel éclairage. J'ai envie d'oser faire un pas pour sortir de ma coquille ; J'ai envie de briser ce personnage de « femme parfaite et pure » ; Je veux aimer avec toute mon humanité ; Créer et entretenir des relations (amicale ou amoureuse) ; Respecter toutes les parts de l'autre en restant à l'écoute des miennes ; Mettre de la conscience sur ce qui se tisse ; Accepter qu'il n'y a pas de bien et de mal, que le bien est le mal et le mal est le bien ; Oser aller à la découverte de l'autre et du même coup à la découverte de moi-même aussi. Avec tout mon Amour (inconditionnel ou pas...) Aline Lourtie 17/07/24 Réflexions suite à la lecture de « Qui aime quand je t'aime ? » de Catherine Bensaid et Jean-Yves Leloup
- Une Flamme dans les ténèbres
Explorer ses ombres, j'en ai fait l'expérience plusieurs fois et je suis convaincue que c'est un processus qui permet de guérir pas mal de blessures. J'ai aussi fait l'expérience de la violence de ce processus car je n'étais pas prête. Ou plutôt, je n'étais pas (plus) « outillée ». Il me manquait l'essentiel. Je vous raconte... La vie m'a amenée à vouloir travailler sur mes parts d'ombres. C'était un choix. J'avais la volonté de le faire et aussi beaucoup de peurs et de résistances. Je savais que cela ne serait pas facile et qu'il me faudrait accepter de « jouer le jeu », lâcher les résistances pour pouvoir plonger. J'ai plongé sans lâcher les résistances. J'ai retenté l'expérience. C'était pire. A force d'être face à tout ce qui me répugne, j'étais dégoûtée. Je ne me supportais plus. A force de patauger dans la boue, je me suis embourbée jusqu'au cou. A force d'être tout le temps dans les ténèbres, j'ai fini par ne plus voir de lumière. J'étais bien loin de l'acceptation. Au contraire, c'était culpabilisation, dévalorisation, tristesse, colère, frustration, déprime, dégoût, nausée, l'envie de ne plus rien faire. Le figement total. Je ne voyais plus rien de bon en moi. J'étais répugnante. La pire des c*nnasses. Je ne voyais pas comment je pouvais accepter cela. (Et franchement, je n'en suis toujours pas capable.). Je suis entrée dans un cercle vicieux dont j'avais bien conscience et duquel je n'arrivais pas à me sortir. J'étais là, toute seule, coincée dans un truc tout noir, tout sombre, tout dégueulasse et sans plus aucune perspective. Et là, j'ai reçu une petite bougie. Une toute petite flamme qui est venue me réconforter, m'éclairer et percer l'épaisseur des ténèbres. Cette petite flamme, ce n'était pas grand chose. C'était un simple compliment : « tu es une belle personne ». C'était LA petite étincelle dont j'avais besoin. C'est venu remettre en lumière l'autre facette de la pièce, le côté lumineux. J'avais fini par croire que je n'étais que noirceur, douleur, violence. La petite flamme est venue me rappeler de me retourner et de regarder l'autre côté: là où je suis blanche, apaisée et douce. Je n'avais pas besoin d'être confrontée à mes parts d'ombres, j'avais d'abord besoin de voir mon potentiel, de retrouver foi en moi. C'est parce que quelqu'un m'a redonné confiance avec une simple phrase que j'ai réussi à sortir de ce cercle vicieux. Je sais que la petite bougie n'est pas éternelle et qu'elle va s'éteindre. Et lorsque cela arrivera, je sais que j'aurai le choix: rester dans les ténèbres ou honorer cette lumière. C'est mon choix et ma responsabilité d'entretenir cette lumière qui me permettra d'explorer mes ombres. Pour finalement, passer de « je suis nulle » à « je suis nulle ou merveilleuse », à « je suis nulle et merveilleuse » pour finir par « je suis merveilleuse dans ma nullité ». Je vous invite à explorer vos ombres. C'est un processus magnifique et nécessaire qui demande beaucoup de courage et de lâcher prise. Et quand on y arrive c'est juste « Waouh !». Oui, allez-y en ayant toujours une bougie à la main. Ne sous-estimons pas le pouvoir d'un compliment, d'un geste, d'un toucher, d'un regard sincère qui vient du cœur. Cela peut briser des barreaux, ouvrir de nouvelles perspectives, briser un cercle vicieux, aider une personne à se sentir exister, à voir son potentiel et ses ressources qui l'aideront à accepter et à mettre en lumière ses ombres. Osez dire à vos proches que vous les aimez et la valeur qu'ils ont à vos yeux. Dites-leur qu'ils/elles sont beaux/belles. Prenez-les dans vos bras. Dites-leur « Je t'aime », « tu es une belle personne». Souriez aux personnes que vous croisez dans la rue. Dites-leur bonjour. Ne soyez pas avares de compliments. Faites-le avec sincérité et sans rien attendre en retour. Osez partager votre lumière car elle viendra, peut-être, éclairer les ténèbres de quelqu'un. Offrez des petites bougies autour de vous. Aline Lourtie 09/07/2024
- Coup de poing dans la g.....
Dès les premières pages, je me suis pris une grosse baffe dans la g..... ou plutôt un gros coup de poing dans la figure puis dans le bide pour finalement me retrouver à genoux. Les mots de Virginie Despentes sont crus, choquants et d'une réelle justesse. Je suis dégoutée avec des envie de vomir. Je sens les vieux souvenirs douloureux qui remontent. Je ressens la honte, l'humiliation, la culpabilité. Je me sens sale. Ces mots sont durs. Ils me mettent face à ma propre colère. Celle que je n'arrive pas à dire, celle que je n'arrive pas à sortir et qui est là. Tout au fond. Bien cachée. Rage contenue car je continue à jouer la femme soumise. Pourtant, à l'intérieur ça bouillonne. J'ai envie de hurler, de frapper, de détruire, de déchirer. Je me sens comme un dragon qui crame tout sur son passage. Ces mots sont durs. Ils me frappent en plein visage. Impossible de les éviter ou de riposter. Ils viennent appuyer là où ça fait mal. Ils me rappellent ma lâcheté et ma faiblesse. Dégoût, colère, honte, culpabilité. C'est ce que je ressens en lisant ce livre. En même temps, c'est presqu'un soulagement. Virginie Despentes exprime avec justesse ce qui est là et que je ne dis pas. Elle ose. Elle crie. Elle enrage. Elle condamne. Elle n'a plus peur. Ce n'est plus une victime. Elle a repris son pouvoir. J'admire son courage et son audace. Ces mots sont durs. Peut-être sont-ils aussi ma porte de sortie. Celle qui me permettra de me défaire de cette violence, de cette grosse boule noire, visqueuse, qui colle, qui étouffe et de cette colère profonde et si longtemps refoulée. Aline Lourtie Lecture de « King Kong Théorie » de Virginie Despentes 03/06/24
- Belle au naturel
Mon corps serait parfait si j'avais moins de rides, moins de rougeurs, une peau plus bronzée, un ventre plus plat, des dents plus blanches, des jambes plus fines, un bassins plus souple, des yeux plus grands. Mon corps serait parfait si.... et après ? Est-ce qu'un corps parfait (au regard des codes esthétiques de la société) me satisferait ? Aurais-je plus confiance en moi ? Serais-je plus féminine ? Plus femme ? Peut-être... Je ne sais pas. C'est une question que je me pose souvent : « Comment être une femme ? », « C'est quoi être une femme ? ». Peut-être que je devrais me maquiller. Peut-être que je devrais mettre des vêtements qui mettent mes formes en valeur. Peut-être que je devrais être plus féminine, plus séduisante. Peut-être que je devrais mettre des talons, des jupes, des robes. Peut-être que je devrais faire des brushing. En bref, la seule réponse que j'ai trouvé pour être une femme est basée sur mon apparence physique. Quand je mets en place des « stratégies » pour être une femme, je me sens bien prendant 5 minutes et puis cela devient inconfortable. Je ne me sens pas moi-même. Je suis une fraude. Ce n'est qu'une fausse image. Je ne me sens pas femme pour autant. Au contraire, je me sens coincée dans une apparence qui ne me convient pas. Vient alors cette sensation qu'être femme n'est pas pour moi, puisque je ne me sens pas à l'aise quand j'en prends l'apparence. Quand je me suis regardée dans le miroir ce matin, avec ma tête de lendemain de veille, mes cernes, mes petites yeux, mes rides, ma pâleur et mes tâches de rousseur, je me suis dit : « Tu es belle au naturel ». C'était sincère et j'étais fière. Les imperfections étaient toujours là. Et il y avait quelque chose d'autre. Je me sentais tellement bien dans mon corps et dans ma tête. Je rayonnais. J'étais belle parce que je me sentais belle. Et là, l'envie d'écrire ce texte pour mieux intégrer que, pour être une femme, il n'y a rien à faire, rien à changer. Peu importe l'apparence: maquillée, pas maquillée, sexy, en training, coiffée, pas coiffée, en jupes, en jeans troué, en vêtement de travail, quand je me sens femme, je deviens une belle femme. C'est tout. Aline Lourtie 01/05/24
- Le feu qui consume
2014... Il y a 10 ans. J'étais en pleine crise, épuisée, en burn-out. A ce moment-là, je ne savais pas ce que c'était. Je pense même que je n'en avais jamais entendu parler. L'état dans lequel j'étais, je ne l'ai compris que bien plus tard. J'ai pris conscience des séquelles que cela avait laissé. J'ai aussi vu de plus en plus de gens en souffrir. Il m'a fallu du temps pour reconnaître cet état et l'accepter. 2012... Quelques mois après avoir reçu mon diplôme, je suis engagée comme chargée de diffusion pour une compagnie de théâtre. Et pas n'importe laquelle, celle dont je rêvais. Ils m'ont engagée sur la confiance. Ils ont vu à quel point j'étais volontaire, motivée, organisée. J'étais tellement « accro » à eux que j'étais capable de tout. Voilà, comment le problème s'est immiscé : je n'avais aucune limite. Les premiers mois, c'était parfait. J'avais trouvé le boulot de mes rêves. Je me sentais à ma place, entourée d'une équipe formidable, je me sentais reconnue. Je profitais de chaque instant passé au travail. Surtout lorsque nous étions en tournée. C'était les plus beaux moments. J'avais tellement envie que cela fonctionne, tellement envie de leur prouver que j'étais capable, tellement envie que tout soit parfait. J'acceptais tout ce qu'on me demandait de faire même ce qui me pesait. Incapable de refuser au risque d'être vue comme incompétente our paresseuse. Je me suis mis une pression sur les épaules pour tout réussir. Mon travail devait être impeccable. J'étais là tout le temps et partout. Je n'ai jamais compté mes heures. Prendre des récup', je ne l'envisageais même pas. Le reste de l'équipe travaillait autant (si pas plus) que moi alors il fallait que je fasse la même chose. L'émerveillement n'était plus là. Le travail de chargée de diffusion n'est pas simple. Je me suis souvent pris des « non », des portes dans la figures. Je me suis souvent dit que je faisais mal mon travail car les programmateurs ne venaient pas voir le spectacle malgré mes coups de fil, mes mails et mes rappels. J'ai commencé à me sentir nulle. Alors je me suis mis deux fois plus de pression. Je continuais à faire mon travail mais sans envie et avec sans cesse des remises en question, des doutes. « Suis-je vraiment faite pour ça ? », « Pourquoi je n'y arrive pas ? », « Qu'est ce que je pourrais faire de mieux ? », « Si quelqu'un d'autre était à ma place, cela fonctionnerait certainement mieux ». Pression et dévalorisation. Mais je tenais bon. Mon mental était là pour me soutenir. «Il faut », « je dois ». C'était mes mots d'ordre. Je commençais à être de plus en plus fatiguée physiquement et mentalement. J'avais du mal à me concentrer. Je travaillais moins bien, plus lentement. Ce qui alimentait davantage ma croyance que je n'étais pas à la bonne place et que j'étais vraiment pitoyable et blablabla. Bien sûr, il était hors de question d'en parler, hors de question de craquer. Il fallait que je sois forte. Une vraie guerrière. Mon mental a, lui aussi, fini par craquer. Je n'étais plus en mesure de contrôler mes émotions. Je partais en vrille à la moindre remarque. Il m'est arrivé de quitter le bureau en pleurant parce que ma collègue m'avait fait une simple remarque concernant mon travail. Je me sentais en colère, prisonnière. J'étais irrationnelle, à fleur de peau. Je continuais à prendre sur moi comme je pouvais. Je me fermais de plus en plus pour éviter d'être touchée émotionnellement par les autres. Les tournées, ces moments si joyeux, sont devenues un vrai calvaire. Trop de monde, trop de gens, trop de bruits et il fallait faire bonne figure. Quand je partais au boulot, je pleurais. Quand je revenais du boulot, je pleurais. Il m'arrivait souvent d'avoir des pensées noires. J'avais envie que cela s'arrête. Mais il me fallait une excuse pour ne pas que l'on me reproche ma faiblesse. Un accident, une maladie, quelque chose qui m'aurait clouer au lit pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois. J'en suis arrivée à me dire que me retrouver à l’hôpital serait la meilleure solution. Heureusement, je n'ai jamais été jusque là. Pourtant, pendant plus d'un an, je me suis détruite physiquement et mentalement. C'était lent, c'était sournois, c'était violent. J'ai finalement décidé de quitter mon boulot. Pendant mes quelques mois de chômage, j'ai lu, j'ai essayé de comprendre, j'ai fait une thérapie pour essayer de mon reconstruire. Cela n'a pas duré longtemps. Il a très vite fallu que je me remette en selle. Pour moi, j'étais guérie, cette histoire était derrière moi. J'avançais. Oui, j'avançais mais avec des œillères. Sans voir, sans prendre conscience que je n'étais pas vraiment rétablie, que j'essayais à nouveau de jouer les guerrière alors que mon corps était toujours fatigué et que je n'étais plus capable d'abattre autant de travail. A force de vouloir aller trop fort, trop loin, j'ai brûlé une partie de mes capacités. Mais ça, je ne voulais pas le reconnaître. Il m'a fallu d'autres expériences, d'autres chocs, d'autres portes dans la figure pour, petit à petit, voir et accepter. Aujourd'hui encore, je me rends compte que c'est difficile pour moi de parler de cette période. Je me sens coupable. Coupable de ne pas avoir réussi à dire « non ». Coupable d'avoir laisser faire. Coupable de ne pas avoir réagit plus tôt. Il m'arrive encore de me lancer dans des projets qui me passionnent et pour lesquels j'ai envie de tout donner. Puis mon corps me rappelle à l'ordre. Travailler 8h par jour, je n'en suis plus capable. J'ai besoin de repos physique et mental, j'ai besoin de prendre du temps pour moi, pour ne rien faire. J'essaye de mettre mes limites, de communiquer, d'expliquer, de me respecter. Ce n'est pas facile d'arriver à reconnaître et accepter ses limites. Surtout dans une société où on nous pousse à aller toujours plus loin, où les valeurs sont le dépassement de soi, la performance (voir l'excellence) et le travail. C'est difficile de ne pas me juger moi-même et de me dire que tout est OK, que je fais de mon mieux. C'est difficile de ne pas me comparer aux autres, de ne pas me sentir inférieure, nulle et incompétente parce que j'ai besoin de plus de temps. C'est difficile de ne pas vouloir être plus, de me sentir parfois diminuée, trop vite fatiguée, de ne plus avoir les mêmes capacités d'attention, de concentration, de mémorisation. Il m'a fallu 10 ans pour prendre conscience des traces qu'a laissé mon burn-out. Pour prendre conscience que je n'étais pas encore complètement guérie (est-ce que je le serais un jour?). Pour comprendre qu'il m'était facile de retomber dans le même schémas et que la limite pouvait facilement être franchie si je n'étais pas attentive. Il m'a fallu 10 ans pour accepter mes failles. Je ne suis pas invincible. Au contraire, cette fragilité et cette vulnérabilisé, aussi difficiles soient-elles à accepter, me permettent d'être plus à l'écouter de moi et des autres, de rester présente et ouverte au monde extérieur, d'être une personne compétente, ouverte d'esprit, humble, passionnée et efficace dans les projets dans lesquels je m'investis. Aujourd'hui, j'ai juste envie de me pardonner pour le mal que je me suis infligée pendant toutes ces années. J'ai envie de laisser cela au passé et d'en tirer des leçons. J'ai envie d'avancer en conscience, sans me voiler la face, en étant attentive à ce qui là. J'ai envie d'accepter d'être qui je suis avec tous mes défauts, mes faiblesses et aussi toutes mes qualités et mes forces. J'ai envie d'arriver à prendre suffisamment confiance en moi pour ne plus avoir à prouver quoique ce soit et à ne plus avoir besoin de me comparer aux autres pour reconnaître ma valeur. J'ai envie d'arriver à dire « stop » sans avoir peur d'être jugée ou rejetée. J'ai envie d'arriver à trouver ma place. J'ai envie de trouver l'équilibre entre résistance et lâcher prise. J'ai envie d'arrêter de me consumer de l'intérieur et de laisser le feu s'exprimer sans avoir peur de brûler. J'ai envie de m'engager dans cette voie et que cela ne soit pas que des envies et des beaux mots. Mais que cela s'imprègne dans mon corps et dans tous les autres plans de mon être et ainsi retrouver ma vitalité, ma puissance, mon rayonnement, ma spontanéité, ma joie de vivre. Aline Lourtie 08/04/2024
- Rivière Sauvage
Ce soir, dans ma voiture, je sens que j'ai le cafard. Le coeur lourd. Je me sens triste sans trop savoir pourquoi. Je roule pour me perdre dans mes pensées, pour essayer d'oublier, de m'apaiser. Cela fonctionne, un peu. Ce n'est pas suffisant. Puis cette musique qui passe dans ma playlist (La Rivière Sauvage: https://www.youtube.com/watch?v=PDmoYumlEcw ) Cette musique me ramène sur le Chemin. Je me souviens bien de ce moment. Je marchais le long du Canal du midi. Il faisait chaud, le ciel était voilé et il y avait un vent doux. C'était aussi un jour "sans". Comme aujourd'hui, je me sentais triste, lasse et même irritable à certains moments. Le moral bien bas, je me suis posée dans l'herbe, le long du Canal et j'ai écouté cette même musique. J'ai senti quelque chose de doux qui venait me réconforter. J'ai pris plaisir à sentir le vent sur mon visage. J'ai versé quelques larmes de tristesse, de joie, de soulagement, d'un peu tout ça, je ne sais pas. Et c'est là, couchée dans l'herbe, le long du Canal, en écoutant cette musique que j'ai pris cette magnifique photo. Une des plus belles. Comme pour capturer ce moment à la fois simple et intense. Ce soir, j'écoute cette musique avec nostalgie. Je me replonge dans mes souvenirs. Cela me rend mélancolique Aline Lourtie 20 mars 2024











