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- Un an plus tard
Cela va bientôt faire un an que j'ai chaussé mes bottines, mis mon sac au dos et que je me suis mise en route. Depuis quelques jours, je me replonge dans ce voyage. Je pensais qu'après un an le Chemin serait loin derrière moi. C'est vrai que les souvenirs s'estompent déjà. J'ai oublié certains noms de villes, d'hôtes, etc. En relisant certains posts FB et passages de mon journal, je retrouve les sensations, les images reviennent vite, les émotions aussi. Il ne faut pas grand chose pour raviver les souvenirs de ce beau voyage. Aline Lourtie 17 juin 2024
- Mes deux anges gardiens
Sur le Chemin, il y beaucoup de moments joyeux, des émotions intenses, des instants de grâce et de communion incroyable. Il y a aussi des jours sans, des coups de cafard, des moments de découragement, des moments où on a envie de tout abandonner. Durant mon périple, j'ai eu la chance de croiser de nombreuses belles personnes. Ma plus belle rencontre a été avec Juan et Gilberto à Arrès. Ces deux papys sont venus comme deux anges gardiens tombés du ciel. Par de simples attentions, il sont pris soin de moi à un moment où j'en avais vraiment besoin. J'ai pu sentir un lien de tendresse et d'amour avec ces deux inconnus. Une connexion comme si je les connaissais depuis toujours. Ils resteront à jamais gravé dans mon coeur. Je ne sais pas si Juan et Gilberto ont eu conscience de l'importance qu'ont eu pour moi leurs mots et leurs gestes. Grâce à eux, j'ai expérimenté le don du coeur et de la simplicité. Un simple geste, un simple mot, un simple sourire peut faire beaucoup et illuminer la journée d'une personne. Il est facile de le faire avec ceux qu'on aime. C'est autre chose quand il s'agit de le faire avec des inconnus sans rien attendre en retour. J'aimerais être capable d'autant de générosité. Aline Lourtie 07/03/2026 En souvenir d'une magnifique rencontre
- J30 - Lescar - Oloron-Sainte-Marie
Longueur de l'étape: 31,20 km Total parcouru: 688,40 km Le réveil sonne à 5h. Le lever est difficile. Je prends le temps de faire quelques exercices d'assouplissement ainsi que ma routine matinale. Je me mets rapidement en route pour ma grosse étape du jour. J'essaye d'être attentive à ma posture et de gainer davantage pour avoir le dos plus droit et les épaules un peu plus en arrière. J'essaye d'avoir un pas léger et de faire le moins de bruit possible en marchant. Ce n'est pas évident avec un gros sac sur le dos. Je suis tellement concentrée sur ma marche que je ne vois pas le temps passer. Je croise Philippe, un pélerin belge. Il vient de Courtrai. Nous avons un peu discuté. Ce n'est pas la première fois qu'il fait le Chemin. Il a créé son propre itinéraire. Je n'ai pas compris toutes les étapes et les chemins qu'il allait emprunté. J'ai juste retenu qu'il allait jusque Lescar aujourd'hui. C'était sympa. Il m'a conseillé de prendre El Camino del Norte à la place du Camino Francès. Je ne sais pas si je vais suivre son conseil. J'ai envie de rester sur l'itinéraire prévu. Je n'ai pas trop envie d'improviser. Je marche sur des petits sentiers dans les bois. Il fait frais. Certains endroits sont humides et il y a énormément de moustiques. Dès que je m'arrête de marcher pour faire une pause ou prendre une photos, ils sont sur moi. A l'horizon, je peux voir les Pyrénées. Je suis impatiente d'y être. Cela doit être magnifique. Fin de matinée, je sens que j'ai un peu plus de mal à marcher. Je suis fatiguée. La pause de midi va faire du bien. Je continue d'avancer pour trouver un bel endroit pour me poser. Quand je reprends la route, je sens que la température a grimpée. Il reste une douzaine de kilomètre à faire mais ce sont principalement des chemins dans les champs. Je suis en plein soleil et les dénivelés sont plus importants. Il y a pas mal de descentes avec des chemins scabreux. Mes chevilles en prennent un coup. Je me réjouis d'arriver. Les derniers kilomètres sont les plus difficiles : bitume et chaleur. Je cuis. J'arrive au gîte épuisée et en sueur. J'apprends que Noël et Jocelyne sont là aussi. Apparemment, nous seront seulement nous 3. J'ai un dortoir pour moi toute seule. Chouette ! J'ai besoin de mon espace. Les réjouissances sont de courte durée : Dominique, une autre pélerine, arrive quelques minutes plus tard et s'installe dans le même dortoir que moi. Tant pis, il faudra s'adapter. C'est cela aussi le Chemin. Après avoir pris ma douche, je file à la pharmacie qui me semble à l'autre bout de la ville. Quand je rentre, je mange et puis je vais directement dans mon lit. Je n'ai pas le courage de faire autre chose. J'ai du mal à m'endormir et j'ai un peu mal a ventre. La nuit est agitée. Aline Lourtie 30 Septembre 2023
- Présence
Ce matin, pratique méditative. Notre enseignant nous emmène dans un magnifique jardin et nous invite à aller à la découverte de nos valeurs profondes. L'invitation est de visualiser un bouclier et d'y graver nos valeurs. Plusieurs mots arrivent : l'authenticité, le respect, l'amour de soi et des autres, la sincérité,... Et puis arrive le mot PRESENCE . Lorsque je suis Présente, il m'est impossible de fuir et de mentir. Je suis face à moi-même, face à toutes mes parts: celles que j'aime et celles qui me font honte. Lorsque je suis Présente, je ne m'invente pas de personnage, je n'essaye pas de plaire et d'être quelqu'un d'autre. Je SUIS . C'est tout. Lorsque je suis Présente, je ne pense plus aux blessures du passé ni aux angoisses du futur. Je ViS . C'est tout. Lorsque je suis Présente, j'écoute, j'accueille, je respecte l'autre et moi-même dans tout ce que nous sommes. Je ne juge pas et je ne joue pas de rôle. Je SUIS AVEC . C'est tout. Lorsque je suis Présente, je ne m'agite pas dans tous les sens. Je n'essaye pas de faire et de prouver quoi que ce soit. Je suis dans l'ÊTRE . C'est tout. PRESENCE, c'est le seul mot gravé sur mon bouclier. C'est la valeur la plus importante pour moi. Celle qui regroupe toutes les autres valeurs. Celle dont tout découle, tout émerge. Que serait l'amour, le respect, l'authenticité, la sincérité sans Présence ? Puis-je aimer, respecter l'autre (et moi) si je ne suis pas présente ? Puis-je être sincère et authentique envers l'aure (et envers moi) si je ne suis pas présente ? Que serait la Conscience sans Présence ? La PRESENCE est ce que je souhaite cultiver dans tous les aspects de ma vie: professionnel, personnel, dans ma pratique et ma spiritualité. Ma PRESENCE est le plus beau cadeau que je puisse offrir aux autres, à moi-même et au monde. C'est aussi le plus beau cadeau que je reçois : la PRESENCE de l'AUTRE. Je vous remercie pour votre CONFIANCE et votre PRESENCE qui me remplissent de JOIE après chaque soin, après chaque massage, après chaque échange, après chaque méditation. MERCI ! Aline Lourtie 05/01/2026
- J26 - L'Isle de Noé - Marciac
Longueur de l'étape: 30,70 km Total parcouru: 582,38 km Edna m'a préparé un magnifique petit-déjeuner : oeufs sur le plat, bacon, tomates, champignons et des toasts à la confiture. Je me régale. Cela me fait du bien de manger salé le matin. Cela me manque un peu. Je me mets en route dès que j'ai fini de manger. Je suis impatiente de marcher. Il fait nuit noire. Je peux profiter d'un magnifique ciel étoilé et puis d'un magnifique lever de soleil. Je ne m'en lasse pas. Je me sens en forme et j'avance à un bon rythme. A hauteur de Monstesquiou, je croise une autre pélerine : Martine. Elle va également à Marciac. Nos routes se séparent mais nous nous retrouverons au gîte. Le chemin est très agréable. Beaucoup de petits sentiers ombragés dans les bois. Le guide annonçait un difficulté 3 étoiles. Malgré quelques belles montées, je trouve l'étape assez simple. Je marche sans difficultés. A midi, il ne me reste déjà plus que 9 km à faire sur les 30 annoncés. Je m'installe dans un pré pour manger. Il fait calme. Je décide de faire une petite vidéo pour Facebook où je chante. Durant le chant, je suis prise d'émotion et me mets à pleurer. Je suis si heureuse. Pendant ma pause, je vois passer un groupe de 4 pélerin/es suivi par un cinquième qui vient se présenter. Il s'appelle René et vient du Québec. Il va aussi à Marciac. Je me remets en route et rattrape facilement le petit groupe. J'avance sans m'en rendre compte. Le chemin arrive dans un champs. J'hésite avant de m'engager. Je remercie l'agriculteur qui nous permet de traverser son champs. D'autres auraient détourné le chemin et nous auraient amené sur la route. Ici, je profite d'un beau sentier paisible. Les derniers km jusque Marciac sont vraiment agréables à faire et avec la chaleur qu'il fait, je suis contente de ne pas macher sur le bitume. J'arrive au gite vers 15h30. C'est tôt pour une étape de 30km. Le gite se trouve dans la tour d'une ferme. Il est très simple et sympa. Il a un côté rustique qui me plait beaucoup. Pendant que je prends ma douche, René arrive au gîte mais repart aussitôt dans le centre ville. Comme il fait beau, j'en profite pour faire une lessive. Je m'apprête à partir faire des courses quand je croise Martine qui arrive. Nous discutons un peu, je lui montre le gîte avant de partir faire mes courses. Je m'accorde un bière avec un paquet de chips assise sur un banc près de l'église. La place de Marciac est sympa. Quand je rentre, René et Martine sont là. Je discute avec Martine tout en me massant les pieds et les jambes. Elle habite à Grabels. Avec son mari, ils avaient une chambre d'hôte qui est maintenant fermée mais ils continuent d'accueillir les pélerins de temps en temps. L'année passée, elle a marché de Montpellier jusqu'à la Salvetat-sur-Angout. Cela lui a beaucoup plu. Elle aurait aimé aller jusqu'à Compostelle cette année mais son mari trouve que c'est trop long. (Elle marche seule, son mari ne l'accompagne pas). Elle va donc le faire en deux étapes et va s'arrêter au Somport cette année. Nous allons donc certainement nous recroiser. Dans la discussion, je lui parle de mon sentiment de reconnaissance envers l'agriculteur qui nous permet de traverser son champ. Elle me répond "ah bon? Moi j'étais en colère car il est venu cultiver sur le Chemin". Un peu plus tard, je lui explique que j'aime partir très tôt le matin car je marche mieux le matin, que je préfère marcher quand il fait frais et surtout cela me permet d'assister à de superbe lever de soleil. Elle me répond: "tu ne peux pas voir le lever de soleil. Il est dans ton dos" Je lui réponds: "je me retourne pour le voir" Ma réponse la surprise. Elle a dit: "ah oui. C'est vrai". Suite à cette discussion, je me demande si c'est parce que le Chemin est parfait, qu'il ne m'arriva pas de galère et que j'arrive à lâcher prise ou si c'est parce que je lâche prise qu'il n'y a pas de galères. Depuis que je marche, je me rends compte que je suis plus détendue. J'ai moins peur, je me tracasse moins de ce qui peut arriver. Chaque matin, j'enfile mes chaussures et j'y vais sans me poser mille questions. René, lui, a déjà fait le Chemin jusqu'à Compostelle. Cette année, il va jusqu'à Puenta La Reina puis, s'il a le temps, il va remonter par Ronceveaux jusqu'à Saint-Jean-Pied de Port. C'est l'heure d'aller manger. Martine reste au gîte et mange de son côté. René et moi, nous allons manger avec nos hôtes : Patrick ainsi qu'un couple d'amis à lui, Michel et Nicole. La femme de Patrick nous a préparé un délicieux couscous mais elle ne mangera pas avec nous car elle doit aller s'occuper de sa maman. Michel est très bavard mais j'aime l'écouter parler. Il a un discours engager et semble vivre de manière très humble et modeste. René est plutôt silencieux. Comme dessert, nous nous régalons d'une tarte aux pommes faite maison. Dès que le repas est fini, nous rentrons au gîte. J'aurai aimé avoir le temps de préparer mon sac pour ne pas devoir le faire demain et risquer de réveiller mes camarades en faisant du bruit. Je le fais à la va-vite et le descend dans la cuisine. Je terminerai demain car Martine est déjà coucchée. J'ai cru comprendre que Martine et René étaient un peu déçus du gîte. Martine a même parlé d'un manque de respect. Je ne vois pas du tout de quoi elle parle. Moi, je me sens très bien dans ce gîte. Couchée dans mon lit, avant de m'endormir, j'ai la sensation de m'enfoncer dans le sol et je ressens beaucoup d'énergie au niveau des mains. J'ai l'impression de tenir la main de quelqu'un. Je pense qu'il s'agit de Satya et qu'elle est couchée près de moi. Je mets un peu de temps à m'endormir. Je suis réveillée deux fois pendant la nuit par René qui va dans la cuisine. Je fais aussi beaucoup de rêves. Notamment que j'arrive en retard au petit-déjeuner et que l'hôtesse m'en veux terriblement et ne veut pas accepter mes excuses. Je la supplie en pleurant. Je me réveille à ce moment-là. Ouf ! Il est 5h26. Je suis bien à l'heure pour le RDV du petit-déjeuner qui est à 6h. Aline Lourtie 26 septembre 2023
- J23 - Léguevin - Gimont
Longueur de l'étape: 33 km Total parcouru: 498,15 km J'ai passé une bonne nuit remplie de rêves. Cela m'a inspiré une histoire mais je ne l'ai pas noté tout de suite et je l'ai oublié. Dommage. Il me semble que cela parlait d'une jeune fille, d'un vieil homme et de Compostelle. Mon réveil a sonné à 5h mais je me suis rendormie. C'est la première fois que cela m'arrive depuis que je suis partie. Je voulais me mettre en route à 6h. Ce ne sera pas possible. Tant pis. J'essaye quand même de ne pas trainer car l'étape est plus longue aujourd'hui. La route est beaucoup plus calme qu'hier. Je traverse des sentiers dans la forêt de Bouconne. Cela me fait tellement de bien de retrouver la nature et de marcher dans le silence. Je retrouve rapidemet le bitume mais il y a peu de voitures. Sur le chemin, je croise Manuela, une pélerine qui se rend à Leguevin. Elle m'explique qu'elle doit se faire opérer à Toulouse dans quelques jours et qu'elle a décidé de partir à pied de chez elle (à Auch) pour se rendre à l'hopital. Je trouve cela génial et courageux de sa part. Elle était rayonnante et cette rencontre m'a touchée. Il y a quelque chose qui se dégageait d'elle. C'était beau à voir. C'est une rencontres "pépite". Nous avons parlé une dizaines de minutes mais je n'oublierai pas cette rencontre. Les paysages ne sont pas les plus jolis mais par rapport à Toulouse, cela me va. L'étape est longue et je commence à fatiguer. J'avais prévenu mon hôte que j'arrivais entre 16h et 17h. Je vois l'heure qui avance et il me reste encore quelques kilomètres avant d'arriver. Je ne suis pas certaine d'être dans les temps. Je décide de prendre la variante du Chemin qui offre un raccourci. Je suis contente d'arriver à Gimont. Je rencontre Dominique. Gentil et accueillant. Il m'annonce qu'il a fermé son gîte au mois de décembre car cela demandait beaucoup d'investissement. Par contre, il continue d'accueillir une ou deux personnes en tant que particulier et sur "donativo" (sur don). Je suis une peu surprise et je deviens méfiante. Je me sens mal à l'aise. Sur FB j'ai vu la publication de deux pélerines qui mettaient en garde contre des hôtes parfois louches qui profitaient des pélerines. Dominique semble gentil, honnête et dans l'esprit du chemin. J'ai quand même du mal à m'enlever cette idée de ma tête. J'arrive à me détendre pendant le repas et à laisser mes préjugés de côté. Dominique me parle de l'Estonie. Sa compagne habite là-bas. Il y va régulièrement et il est amoureux de ce pays. Il me parle aussi de son projet de faire Estonie-Compostelle. Un périple de 4000 km. Il voulait partir cette année. Malheureusement, il n'a pas pu à cause d'un problèmes de santé. On lui a diagnostiqué un cancer. Il ne sait donc pas quand il va pouvoir faire son voyage. Je suis émue par son histoire. J'ai eu tort de me méfier, c'est vraiment une personne adorable et qui semble avec bon coeur. Le repas touche à sa fin. J'ai super bien mangé : jambon et avocat en entrée, sumon et riz en plat. Je fatigue. Dominique est lancé dans la conversation et j'ai un peu du mal à l'arrêter. Je profite d'un moment de blanc pour dire que je vais me coucher. Je suis KO. Demain, c'est aussi une longue étape jusque Auch. J'espère que cela ira et que je ne suis pas en train de forcer. Je veux lire un peu avant de dormir mais je suis trop fatiguée. Mes yeux se ferment tout seuls. Aline Lourtie 23 septembre 2023
- J20 - Avignonnet Lauragais - Ayguevives
Longueur de l'étape: 23 km Total parcouru: 417,53 km Je me réveille un peu vaseuse. Je me sens fatiguée physiquement et mentalement. J'ai du mal à me lever. Je ne sais plus trop où je suis et je me sens triste. Tout me parait lourd. Le déjeuner en tête à tête avec Danièle est difficile. J'aurais péréféré être seule et ne pas devoir faire la conversation. Je suis contente de partir. Avant de reprendre le chemin, je fais un détour par la boulangerie d'Avignonnet pour m'acheter quelque chose à manger pour ce midi. Je m'offre des plaisirs sucrés : pain au chocolat et chouquettes. En retournant vers le Canal, je croise les trois pélerines françaises avec qui j'ai logé à Les Cassés. Elles vont prendre le chemin officiel alors que j'ai choisi la variante par le Canal. Nous nous souhaitons bonne route. Peut-être allons-nous nous recroiser à une autre occasion. Il y a une route pour rejoindre le Canal mais j'essaye de piquer par une petit chemin. Mauvaise idée car cela ne mène nulle part. Je croise des ragondins et des hérons. Je finis par revenir sur mes pas et à prendre la route indiquée sur le plan. Avec ce détour, j'ai l'impression de ne pas avoir avancé. Je n'avais pas conscience que le Canal était aussi proche de l'autoroute. On la voit et on l'entend fort. Je suis un peu déçue. A ma gauche, j'ai le Canal tout paisible et à ma droite, j'ai l'agitation des voitures. J'essaye de me concentrer un maximum sur le Canal. Je suis fatiguée et le bruit me fatigue encore plus. Je sens une certaine lourdeur et lassitude à marcher. Je me sens seule aussi. Je fais des pauses régulièrement. L'étape est courte et le gîte ouvre à 15h donc j'ai tout mon temps. Je m'arrête au bord du Canal. J'ai eu une pensées pour Michel (mon oncle) avec qui j'avais descendu le Canal du Midi en bateau. Je me souviens des écluses. Je profite du vent et m'amuse à faire une story FB. Je découvre une musique que je ne connais pas mais que j'aime beaucoup. Je décide de mettre mes écouteurs et de profiter d'une pause musicale. Cela me fait un bien fou. Cela faisait longtemps que je n'avais plus écouté de musique. Je suis allongée dans l'herbe, dans ma bulle de musique, à sentir le vent sur mon visage et à regarder les arbres danser. Je verse même quelques larmes. Je ne sais pas si c'est de la joie, de la tristesse ou peut-être un peu des deux. En tout cas, il y a quelque chose qui devait sortir. Je me sens plus sereine. Je prends un selfie pour me souvenir de ce moment. La photo est splendide. On y voit de la sérénité, de la douceur et du bonheur. Elle reflète bien le moment que je suis en train de vivre. Quand je me décide à me remettre en route, je croise Florent. Je suis étonnée de le voir ici. Je pensais qu'il était beaucoup plus loin que moi. On discute un peu. Il m'explique qu'il a fait une pause d'une journée dans un camping car il avait une belle ampoule au pied qui l'empêchait de marcher. Nous décidons de continuer notre route ensemble. Il comptait trouver un camping du côté de Bazièges. Finalement, il décide de s'arrêter avec moi à l'Ecluse du Sanglier. Coup de chance, il reste de la place. Nous serons seulement nous deux avec nos deux hôtes : Marie-Claude et Bernard. Ils sont adorables, souriants, accueillants. Marie-Claude vient de Madagascar. Bernard a un bel accent chantant du sud et une voix chaude et très agréable à écouter Il a fait plusieurs fois le chemin. Il nous raconte ses expériences. Après les "formalités" et l'achat de la crédentiale, nous partons, Florent et moi, faire des courses au magasin qui se trouve à 2 km de là. Sans sac, faire 4 km aller-retour est un jeu d'enfant. Je fais quelques réserves de nourriture et j'en profite pour acheter un nouveau carnet. Une fois rentrés, nous nous installons puis nous prenons l'apéro avec nos hôtes au bord du Canal. Les nuages étaient présents durant la journée mais maintenant le soleil est là et le ciel est bleu. C'est tellement agréable. Seul bémol : le bruit de l'autoroute. Nous passons à table. Marie-Claude nous a préparé une magnifique salade : poivrons, concombre, oeufs et tomates de leur jardin. C'est frais et délicieux. Ensuite, c'est poulet mariné et couscous. Un régal ! Nous treminons avec un plateau de fromages et du raisins. Nous sommes repus. Je me sens beaucoup mieux. Le moral est revenu. J'avais besoin de compagnie et de partage. C'est gai d'être entourée. Nous étions en famille. Je me sens fatiguée mais je n'ai pas envie de monter me coucher. J'ai encore envie de profiter de ce moment. Nous montons vers 21h. J'ai du mal à m'endormir. Cela me gratte de partout. J'ai peur que cela soit des punaises de lit. Je me lève vers 1h du matin pour vérifier. Ce n'est pas ça. J'essaye de me rendormir. Je n'arrive pas à trouver une position confortable et il fait chaud. Aline Lourtie 20 septembre 2023
- J10 - Lodève - Joncels
Longueur de l'étape: 22,52 km Total parcouru: 191,28 km Je me réveille vers 5h30 du matin. Je fais ma petite routine matinale et je me mets en route vers 6h15. Je sens que cela va un peu mieux. J'ai toujours la nez qui coule mais il n'est plus bouché. La gorge gratte encore un peu. Niveau physique, je me sens plus en forme qu'hier. Je marche une bonne heure dans le noir. C'est à la fois gai et terrifiant. Je profite à nouveau d'un magnifique lever de soleil. Un peu plus tard sur la route, je rencontre un groupe de chasseurs. Ils se dirigent là où je vais. Je ne suis pas rassurée. Je me dis qu'ils m'ont vue, que je marche sur la route et que c'est dégagé. Donc je suis visible. Il n'y a aucun danger, je peux prendre mon temps. Contrairement à hier, je ne spide pas. Mes pas semblent plus légers. J'ai la sensation d'avancer plus lentement alors que je marche au même ryhtme que d'habitude. J'essaye de ne pas me mettre trop de contraintes (ex : marcher une heure avant de faire une pause). Je suis mes envies et mes besoins. Cela fonctionne plutôt bien. Le chemin est facile. Il s'agit de routes en petits graviers, les dénivelés sont moins raides que les jours précédents. Mes chevilles et mes genoux souffrent moins. Par contre, mes pieds chauffent toujours autant. Ce ne sont pas les plus beaux paysages. La seconde partie du chemin est un peu triste car c'est beaucoup de macadam. Il y a même un bout de chemin qui longe la départementale. Par contre, le chemin est très calme. Il n'y a presque pas de bruits. Cela m'invite à la lenteur et à la sérénité. Je décide de ne pas faire de pause à midi car il ne me reste que quelques kilomètres à parcourir. Les trois derniers kilomètres sont un peu difficiles surtout pour mes pieds. Je suis contente d'arriver. J'arrive au gîte "La Forge", une vieille maison. Il y fait bien frais. J'ai une chambre pour moi toute seule. Je m'installe et fais une lessive rapide. Pendant ma douche, je sens que j'ai du mal à tenir debout. Je suis obligée de prendre ma douche assise car mes pieds sont trop douloureux et mes jambes n'ont plus la force de me porter. Je prends le temps de me reposer et de prendre soin de mes pieds et mes genoux. Je remarque que je suis un peu gonflée au niveau du tendon d'Achille (à gauche). J'espère que ce n'est pas une inflammation. Ce genre de blessure ne pardonne pas en général. Demain, je fais une toute petite étape. J'en profiterai pour faire quelques courses, passer à la pharmacie et à la poste. Là où je suis, il n'y a rien de tout ça. Si cela ne va pas mieux, je prendrai certainement un jour off pour me reposer et éviter que cela empire. Je n'ai pas osé en parler à la famille de peur de les inquièter. Je préfère voir comment les choses évoluent. Je ressens un gros coup de fatigue. Comme une chute de tension. J'ai besoin de m'allonger et de manger une morceau. Je sens que ma gorge recommence à gratter et mes jambes et mes pieds sont douloureux. Petite baisse de moral tout à coup. Pourtant, en marchant, je me sentais calme et sereine. J'étais contente et j'ai plusieurs fois pleurer de joie. Maintenant, les petits bobos reviennent et je sens que j'ai dur. Le nom de ma chambre du jour. Repos, repos, repos. Je bouquine un peu avant d'aller manger dans la salle commune. Elle est magnifique. Cela ressemble à une vieill taverne. Je suis rejointe pas deux autres pélerines Corinne et Christiane. Cette dernère s'est belssée au mollet. Elles ont terminé l'étape en voiture. Au menu : soupe verte, roti, riz et haricots verts avec une sauce délicieuse et un flan caramel comme dessert. Le tout accompagné par un verre de rosé. Je me régale et le sourire revient. Je suis heureuse de partager ce moment avec Corinne, Christiane et nos hôtes, Véronique et Didier. Ils nous parlent beaucoup de leur enfants, de leur famille et nous racontent quelques anecdotes qu'ils ont vécu depuis qu'ils accueillent des pélerins chez eux. Je les trouve touchants. Dans cette ambiance "vieille maison" où tout est "fait maison", je me sens comme chez mes grand-parents. Vers 20h30, je commence à fatiguer. Je monte me coucher. Un peu après, un couple de pélerins arrivent. Ils sont bruyants lors de leur installation. Ils ont notamment un chien qui cours partout et qui aboie. Heureusement, cela se calme très vite et je m'endors rapidement. Je passe une bonne nuit. Aline Lourtie 10 septembre 2023
- J11 - Joncels - Le Bousquet
Longueur de l'étape: 8 km Total parcouru: 199,28 km Petite étape aujourd'hui. Je choisis de faire cette petite étape pour plusieurs raisons: cela me permet de diviser deux grosses étapes en 3 et donc de ménager mes efforts. j'ai quelques courses à faire et notamment passer à la poste. Oui, j'ai pris la décision de renvoyer ma tente en Belgique. Je ne l'utilise pas et elle commence à me peser. marcher cette petite étape sera un test pour ma cheville (qui n'est plus gonflée ce matin mais qui est toujours un peu douloureuse. Comme l'étape est courte, je prends le temps de me lever et de prendre un petit déjeuner royal préparé avec beaucoup de soin par Véronique et Didier. Chose que je n'ai quasi pas faite depuis que je suis partie sur le Chemin. Je me régale. Du bon pain avec du miel pour soulager ma gorge. C'est bon ! Je démarre en douceur vers 7h30. L'étape est simple mais pas extraordinaire au niveau des paysages. A Lunas, je prends une pause en attendant que la poste ouvre. A 9h30, la poste n'est toujours pas ouverte. Je suis pourtant dans les horaires d'ouverture et il n'y a aucun mot annonçant une fermeture exceptionnelle. D'autres visiteurs s'étonnent de cette fermeture. Je décide de me remettre en route. J'irai à la poste au Bousquet. La fin du trajet n'est pas top : beaucoup de route. J'arrive vite. Avant d'aller chez ma logeuse, je passe à la poste. J'ai peur qu'elle soit fermée l'après-midi et comme je passe tout près... Le postier est très gentil et aussi très bavard. Il me bricole une caisse sur mesure pour mettre ma tente et nous discutons un peu. Il me pose beaucoup de questions. Quand il apprend que je fais des massages, il me demande s'il est possible d'en avoir un. Je lui réponds gentillement que cela va être compliqué. J'ai été surprise et un peu déroutée par sa demande. Je ne m'y attendais pas du tout. Je repars de la poste plus légère. Je suis contente d'avoir renvoyer ma tente en Belgique. Je sens la différence. J'espère qu'elle arrivera à bon port. Je me rends ensuite chez Francine. C'est une amie de Bruno. Quand je la rencontre, je comprends pourquoi. Elle est adorable et accueillante. Elle reste quelques semaine en France. Le reste du temps, elle vit avec son mari en Norvège, à 450 km du Cercle Polaire. Elle me parle de sa vie là-bas et aussi des pélerins qu'elle a accueillis. Elle me raconte l'histoire d'un couple qui a vendu sa maison et qui est parti à pieds depuis Los Angels. Ils ont voyagé pendant 2 ans. Tout ce qu'ils avaient se trouvait dans une charette qu'ils tiraient à la main. Après m'être installée, je vais à la pharmacie et faire quelques courses pour mon repas de midi. Je voulais aller manger au bord de la rivière mais le temps se couvre. Je mange donc dans ma petite chambre. La pluie ne dure pas longtemps mais j'en profite pour prendre une douche, envoyer quelques nouvelles, réserver mon prochain logement et me reposer un peu. Quand le soleil est de retour, je vais m'installer au bord de la rivière. Cela fait tellement de bien de tremper mes pieds dans l'eau. Je reste là un petit moment à profiter et à écrire. Je passe un magnifique moment de détente au bord de l'eau et au soleil. Je repasse par la boulangerie pour m'acheter quelque chose à manger pour le soir. Au menu : mini quiche poireau, mini quiche de poulet et sablés au nutella comme dessert. Je me régale. Je termine la soirée en rangeant mon sac et en lisant quelques pages. J'ai du mal à m'endormir car je tousse beaucoup et je n'arrête pas de me moucher. Dans ce voyage, les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Il y a de la fatigue, des douleurs physiques, parfois du découragement et des passages à vide. Et puis il y a des paysages incroyables, des rencontres riches, des moments où je pleure de joie, des moments de détente et de repos où je profite de ce qui est là, de ces moments simples qui me sont offerts. Il y a des moments où je me sens à la fois toute petite et très grande face aux beautés de la nature avec cette impression de faire partir d'un tout. Il y a des moments où je me sens pleinement en confiance et à ma place. Je passe pas toutes ces phases. Et c'est bon! Aline Lourtie 11 septembre 2023
- J9 - Saint-Jean-de-la-Blaquière - Lodève
Longueur de l'étape: 16 km Total parcouru: 168,76 km Je me réveille fatiguée avec un mal de gorge et le nez bouché et qui coule. Je ne savais pas qu'il était possible de chopper un rhume par 30°C. J'espère que cela va vite passer. Je me mets en route de bonne heure. Le début de l'étape commence par une belle montée. Je sens que je suis malade. Je lutte. Je me sens faible et fatiguée physiquement. J'ai déjà envie d'arriver à l'étape suivante. Je me donne du courage en me disant qu'il s'agit d'une petite étape. J'arrive dans une zone de chasse. J'entends les chiens et les coups de feu. Je ne me sens pas du tout en sécurité. Un peu plus loin, je croise deux randonneuses qui me disent qu'elles sont passées dans la zone de chasse. Cela ne me rassure pas du tout. J'ai besoin d'une pause mais je trace pour me mettre en sécurité. La route dans les bois me semble interminable. Je suis le nez sur mon bâton et je ne profite absolument pas du paysage. J'ai juste envie que cela se termine. Je sors enfin de la zone de chasse et trouve un endroit pour faire une pause. J'en profite pour chercher mon logement de ce soir. J'ai deux refus, le troisième ne répond pas. C'est le 4ème appel qui est le bon. Je ne suis plus qu'à quelques kilomètres de Lodève. Cela me parait tellement loin. Les deux derniers kilomètres sont les plus difficiles car c'est de la descente dans de gros cailloux. Ca glisse. Mes pieds, mes genoux et mes chevilles en prennent un coup. J'ai la plante des pieds en feu. J'arrive enfin devant mon logement du jour. J'appelle Bruno, le propriétaire. Il est en train de manger avec des amis en ville. Il me dit que je peux m'adresser au restaurant libanais juste en bas de chez lui pour avoir une clé. Il m'invite à prendre le temps de m'installer et de manger un morceau. Je suis ses conseils : je demande la clé et commande une crêpe libanaise. Ils sont débordés. J'attends je ne sais pas combien de temps avec mon gros sac sur le dos et mes pieds qui continuent de chauffer. Je n'en peux plus. J'ai envie de poser mon bardas et de pouvoir m'asseoir. Finalement, une des serveuses trouve le temps de m'ouvrir et de m'expliquer rapidement le fonctionnement de la maison. Je m'installe, prends une bonne douche et je vais chercher mon repas. Je mange au calme. Je suis complètement KO. J'essaye de faire une sieste mais je n'arrive pas à dormir. Mon nez et ma gorge m'indisposent. Je décide d'organiser ma journée du lendemain et de réserve mon gite. J'essaye de raccourcir un peu les étapes. Celle de demain fait quand même 22 kilomètres. J'espère que je serai en meilleure forme qu'aujourd'hui. Je prends mon courage à deux mains pour aller faire quelques courses, passer à la banque et à l'Office du Tourisme pour faire tamponner ma crédentiale. J'hésite à passer à la pharmacie. Je n'ai pas envie de m'encombrer de médicaments. Je me dis que je vais m'en passer. Il y a beaucoup de monde en ville car c'est la journée des associations. De nombreuses associations sont regroupées sur la place pour présenter leurs activités. Il y a aussi des concerts. Bref, il y a de l'ambiance et je pense que si j'avais été en meilleure forme, j'en aurai bien profité. Je rentre épuisée par le bruit. Je grignote un truc sucré pour me remonter un peu le moral. Je me couche sur le lit pour écrire. Mes pieds sont toujours douloureux. Avant de partir en ville, J'ai rencontré un couple de pélerins, Joëlle et Guilhem. Ils dormirons également chez Bruno. Ils sont dans un autre dortoir. Nous avons donc chacun notre chambre. Ce n'est pas plus mal. En fait, nous dormons dans l'appartement de Bruno et de sa compagne. C'est assez étrange d'être chez eux alors qu'ils ne sont pas là. Les deux pélerins viennent de Paris er c'est leur 2ème jour de marche. Ils ont démarré à Saint-Guilhem-le-Désert et ils vont jusque Castre. Ce n'est pas la première fois qu'ils font le chemin. Ils ont déjà été jusqu'à Compostelle via la Voie de Vezelay. Joëlle m'explique qu'elle a beaucoup souffert de la chaleur et qu'elle n'a fait qu'une partie de l'étape. Demain, ils vont jusqu'à Lunas. Moi aussi je vais aller jusque Lunas mais nous n'allons pas prendre le même chemin car je vais faire une étape à Joncels. Eux vont prendre l'itinéraire que Bruno leur à conseillé. Ce soir, ils vont manger en ville. Je suis contente de me retrouver seule et de ne pas devoir faire la conversation. Bruno rentre à l'appartement. Il prend le temps de me montrer la carte et de me conseiller des itinéraires plus sympas que le GR. Comme j'ai déjà réservé un logement à Joncels, je me sens un peu coincée et je n'ai pas envie de changer mes plans. J'écoute quand même ce qu'il propose. Nous discutons et faisons connaissance. Je suis toujours très fatiguée mais je prends plaisir à discuter avec lui. Il a fait denombreux projets intéressants. Sa compagne, Amélie, nous rejoint un peu plus tard. Elle est belge. Elle a rencontré Bruno lorsqu'elle faisait le Chemin. Quellle belle histoire ! Elle est originaire de Namur et elle a travaillé pour les Iles de Paix à Huy. Ils sont vraiment chouettes et nous avons pas mal de points communs. Ils partent assez rapidement car ils vont à une soirée. Ils ne dormiront pas ici ce soir. J'ai donc l'appartement pour moi toute seule. Je mange une salade et un tiramisu comme dessert. Je me fais une tasse de thé avec du miel en espérant soulager ma gorge. Dans la salle de bain, je trouve du miel de thym. J'en prends une bonne cuillère. Il y a également une synergie à base d'huile essentielle pour le nez bouché. J'en asperge mon mouchoir en espérant que cela va m'aider et que je vais passer une bonne nuit. Je prépare mon sac pour demain, me mets au lit avec mon bouquin. Cela fait longtemps que je ne me suis plus offert un moment de lecture. D'habitude, je suis trop fatiguée pour lire une ligne. Le concert commence juste au moment où j'éteins la lumière pour dormir. Je galère un peu à m'endormir et j'ai du mal à trouver une bonne position. La nuit est agitée et je me réveille à cause de mon nez bouché. Je vais reprendre un peu de miel et respirer à nouveau la synergie d'huile essentielle. Je finis par m'endormir. Aline Lourtie 09 septembre 2023
- J5 - Saint-Christol - Vendargues
Longueur de l'étape: 18 km Total parcouru: 85 km Je me réveille tôt. Je me sens reposée. J'ai moins mal partout et le moral est meilleur. J'ai hâte de me remettre en route. Quand je quitte le gite, Viktor se lève. Il me dit au revoir avec un grand sourire. Cela me touche. Je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire sa connaissance. Je passe à la boulangerie pour m'acheter de quoi déjeuner : sandwich jambon-fromage, pain au chocolat et croissant. Je mangerai cela en route. J'ai envie de marcher et cela me fait beaucoup de bien. Il fait frais, c'est agréable. J'avance à un bon rythme. Je fais une pause pour déjeuner. J'engloutis mon sandwich et cela me goûte. Je suis rassurée d'avoir retrouver l'appétit. Lors de cette pause, je remarque que j'ai un peu dévié de ma route. Tant mieux car la perspective de marcher le long de la grand route ne me tentait pas. Je reviens un peu sur mes pas et retrouve les petits sentiers. Les paysages sont plus beaux que ceux d'hier. J'arrive à Vendargues vers 13h-14h. Je m'installe à l'ombre de l'église. J'ai prévenu mes hôtes que j'arriverai vers 15h. Le gite est grand. C'est le luxe total. En plus, je suis toute seule pour profiter de ce grand espace. C'est tout ce dont j'avais besoin. C'est Véronique qui m'accueille. Elle me conseille de passer Montpellier en transports en commun car ce tronçon n'est vraiment pas fun (grand route, zones industrielles, ...). Elle me donne toutes les infos nécessaires. Eglise de Vendargues Une fois qu'elle est partie, je prends une très longue douche. J'en profite. Puis je pars faire des courses. J'ai envie de me faire plaisir ce soir. J'achète de l'huile de massage et de quoi me faire un apéro. Une fois rentrée, je prends le temps de me faire un massage des jambes, des genoux et des pieds. Cela fait un bien fou. J'écris un peu en sirotant mon apéro. Je mange un morceau. A 21 heures, je suis KO et mûre pour aller me coucher. Aline Lourtie 05 septembre 2023











