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- Dualité
Cette musique, beaucoup d'entre vous la connaisse : le générique de « Game Of Thrones ». Je fais partie de ces gens qui n'ont jamais vu la série (et sincèrement, cela ne m'attire pas du tout). Par contre, la musique est juste waouh ! Entendue à maintes reprises, elle n'est pas nouvelle pour moi. Et pourtant, depuis deux jours, je l'écoute en boucle et la redécouvre. A chaque écoute, une nouvelle subtilité, une nouveau message, un nouveau voyage. A chaque écoute, elle m'emmène un peu plus loin. A chaque écoute, elle me remue, m'émeut, me transporte (oserais-je dire me transforme). A travers elle, j'expérimente une thématique que j'essaye de comprendre depuis quelques temps : la dualité ou plutôt la non dualité. Le concept de la non-dualité échappe complètement à mon mental. J'ai beau lire, échanger sur le sujet, cela reste abstrait. Par contre, la dualité, je connais bien. Le bien/Le mal, le blanc/le noir, la violence/la non-violence, l'amour/la haine. Voilà ce que j'ai appris. Pour moi, c'est soit l'un soit l'autre. C'est du moins la croyance que j'ai. Je ne cesse d'osciller entre ces extrêmes. Je passe d'un état à un autre, sans trouver ma juste place. Je suis soit l'un soit l'autre. Quand je suis l'un, je ne suis pas l'autre et j'ai donc l'impression que l'autre n'existe pas pour moi. Erreur ! L'autre versant est toujours là. Même si je passe d'un côté à l'autre, la dualité est toujours là. C'est justement en passant d'un extrême à l'autre que j'entretiens cette dualité. Pour dissoudre la dualité, il est important de l'accepter. Je suis un être duel, je porte donc en moi les deux versants. Je ne trouve pas ma juste place car mon désir est d'être soit l'un soit l'autre. Or, il n'y a pas d'opposition, je suis l'un et l'autre. C'est en ça que je suis UN, que je fais partie du TOUT. C'est parce que je réunis toutes les parts de moi que je suis complète. Quel rapport avec la musique du générique de « Game of Thrones » ? Cette musique me parle de l'Unité, du Tout. Dans cette musique, ont peut distinguer deux « styles » : d'un côté quelque chose de puissant, d'intense, quelque chose qui amène du suspens, de la tension, quelque chose qui évoque la violence. De l'autre quelque chose de rassurant, de doux, de mélodieux. Il y a donc de la dualité dans cette musique. Oui, bien sûr. Mais il n'y a pas division. Si vous écoutez bien, vous constaterez qu'aucune part ne prend le pas sur l'autre. Les deux « styles » sont toujours présents et jouent ensemble. Ce n'est pas un duel. C'est un subtil mélange de l'un et l'autre. Une belle alchimie. Oui, à travers cette musique, j'expérimente l'idée de la non-dualité, de l'acceptation de toutes mes parts car ensemble elles forment un TOUT harmonieux. « Accepter signifie que la colère n'est pas un acte. La colère c'est VOUS. La luxure n'est pas un acte C'est VOUS. L'avarice n'est pas un acte, c'est VOUS. Accepter signifie rejeter l'image de soi (...) Pour le tantrisme, c'est le premier pas et le plus difficile : vous accepter tel que vous êtes. (...) Vous pensez toujours en termes d'idéal – la non-violence, l'amour, la compassion. Vous êtes alors dans l'avenir. Votre véritable moi existe dans l'avenir et vous continuez ainsi à vous identifier avec des idéaux. Ces idéaux sont également une manière de ne pas accepter la réalité. (...) Vous êtes violent, acceptez-le. Et n'essayez pas de ne pas l'être. Un esprit violent NE PEUT PAS devenir non-violent. Dans l'effort même que vous faites pour ne pas être violent, vous l'êtes. Pour ne pas être violent, vous vous livrez à tous les types de violence. Ceux qui veulent absolument être non violents ne sont peut-être pas violents avec les autres, mais ils sont violents avec eux-mêmes. Ils se détruisent. » (Extrait du « Livre des Secrets » de Bhagwan Shree Rajneesh) Aline Lourtie Inspiré de la musique « Main Title de Game Of Thrones » de Ramin Djawadi 04/11/2022
- Je suis destructrice et c'est merveilleux
Et si ma vraie puissance était dans la destruction ? Détruire cela fait peur. Détruire cela fait mal. Détruire c'est violent. Détruire, il ne faut pas le faire. Détruire c'est tout perdre. Détruire cela peut être la mort. Détruire c'est aussi repartir à zéro et pouvoir tout recréer. Détruire c'est aussi casser les barrières qui nous empêchent d'avancer. Détruire c'est aussi briser les liens, les relations toxiques. Détruire c'est aussi mettre ses limites, ne plus être passif. Détruire c'est aussi apprendre à se reconstruire. Détruire, couche après couche, c'est ce que j'ai fait ces dernières années et qui fait que j'écris et partage ce texte aujourd'hui. Aujourd'hui, je décide d'arrêter de me détruire en... détruisant. Je décide de détruire mes vieux schémas et vieilles croyances. Je décide de faire voler en éclats cette image lisse, fade de petite princesse parfaite. Je décide de briser les liens qui m'enchaînent pour libérer mon corps. Je décide casser l'idée qu'il faut aimer tout le monde et que détruire c'est mal. Aujourd'hui, j'ose partager et montrer ma plus belle part d'ombre : la destruction. Je me donne le droit d'aimer et de détester, de construire et de détruire. Je reprends ma souveraineté et mon pouvoir en assumant que je suis destructrice. Je suis destructrice et fière de l'être. Je suis destructrice et mes yeux brillent à nouveau. Je suis destructrice et cela ouvre mon corps. Je suis destructrice et je me libère de la colère et je la transforme Je suis destructrice et je suis puissante. Je suis destructrice et je me sens en paix. Aline Lourtie 30/08/2022
- Ralentir
"Doucement, à ton rythme, prends ton temp" me dit mon corps. Ma tête est bornée et ne veut pas entendre. Mon corps est obligé d'envoyer des signaux clairs: fatigue, tensions, blocage de la nuque. Je commence à comprendre. Je ralentis, j'écoute, je respire. J'essaye d'apaiser le mental qui veut foncer. J'apprends que chaque petit pas compte. Un petit pas fait en conscience mène plus loin qu'un grand pas fait sans s'en rendre compte. Ralentir, oui. Profiter de chaque instant, de chaque petit bonheur. Ralentir pour voir les difficultés, les accepter. Que viennent-elles m'apprendre? Ralentir pour mieux sentir, mieux apprécier, mieux goûter. Ralentir pour mieux profiter du chemin que j'ai choisi d'emprunter. En savourer chaque étape. Ralentir pour mieux m'enraciner, bien sentir le sol sous mes pieds. Ralentir pour déposer ce qui est lourd, pour lâcher. Ralentir pour mettre une intention dans chaque geste. Ralentir et garder confiance dans chaque pas. Ralentir pour écouter mon corps qui connait ses limites. Éviter de m'épuiser, de m'essouffler. Ralentir pour entendre cette petite voix intérieure qui sait tout. Ralentir pour mieux me centrer, être alignée dans ce que j'entreprends, sentir si c'est juste pour moi. Petit à petit, le projet se construit. Aline Lourtie 12/08/2022
- Ma précieuse
La musique, cette magicienne qui met mon corps en mouvement et fait vibrer toutes les cellules de mon corps. Celle avec qui je danse la rage ou la joie, avec qui je donne ma voix. Celle dont le notes viennent sécher mes larmes et apaiser mes blessures Un jour, cette musique sur laquelle j'ai dansé et chanté 10 fois, 20 fois, 100 fois. Cette musique je l'écoute vraiment. C'est là que la magie opère. Au-delà des notes, une voix m'appelle. Ce ne sont plus seulement les cellules de mon corps qui vibrent mais toute mon Âme. Cette voix ne vient pas seulement me raconter une histoire, elle devient mon histoire. Elle ne vient plus seulement toucher la corde sensible des émotions, elle en devient le reflet, mon miroir. Elle me fait voyager et explorer des partie de mon être. Je plonge vers elle, en elle. Ou plutôt, c'est elle qui vient en moi. Nous sommes en communion l'une avec l'autre. Elle m'imprègne de sa voix. Les mots qu'elle me chante, je ne peux pas les traduire et pourtant je les comprends, je les savoure. Ils laissent une empreinte indélébile, une petite lumière qui brille dans mon âme, mon coeur et mon corps. Ces moments de grâce, de communion avec la musique, j'ai la chance d'en vivre de plus en plus. Chaque musique, chaque son, chaque vibration m'apporte une nouvelle résonance, une découverte. Qu'il s'agisse de musique classique, métal, électro, du chant des oiseaux ou de celui de l'eau ou tout simplement de la musique du silence, elles ont toutes leurs couleurs, leurs nuances, leurs langages, leurs pouvoirs de guérison. Elles viennent toutes me toucher à leur manière. Aujourd'hui, je partage cette musique qui été particulièrement précieuse. Avec laquelle, je suis partie à l'exploration de parts enfouies et je l'en remercie. Aline Lourtie 11 avril 2022 Inspiré par la musique « Grand Masquerade » de Trouble Notes
- A toi...
Août 2012. La place du Casino de Spa. « L'accordéoniste » d'Edith Piaff. Une valse. Des yeux sombres et profonds. Une voix grave et chaude. Le vertige nous emporte. Le monde autour de nous s'évanouit. La magie opère. Tout nous séparait. De parfaits opposés. Personne n'aurait pu imaginer ce lien entre nous. Cela nous est tombé dessus, comme ça, en quelques secondes. Nous n'avons rien compris. Il n'y avait rien à comprendre. Nous nous sommes juste laissé porter par l'instant. Nous avons vécu un temps dans notre bulle d'amour dans cet univers de théâtre forain que nous aimions tant. Avec notre chat Pito, nous formions une famille atypique. Toi, célibataire endurci, quarantenaire, fumeur, buveur, bordélique, musicien, comédien passionné, anarchiste. Moi, la petite jeune de 23 ans, la naïve, l'obéissante, celle qui rêvait au Prince Charmant, la maniaque de l'ordre et du rangement,. Qu'est ce que j'ai pu t'ennuyer avec ça. « Il faut sortir la poubelle. », « Il faudrait nettoyer la caravane », « Tu ne rangerais un peu tes affaires. ». Oui, tout nous opposait. Nous n'avions rien à faire ensemble. Et pourtant, c'était une évidence. Nous nous foutions de ce que les gens pouvaient dire ou croire. Nous étions juste heureux d'être ensemble. Tu m'as écrit les plus belles lettres d'amour. Tu me chantais des chansons et lorsque tu n'étais pas près de moi, j'écoutais des enregistrements et me laissais bercer par ta voix. Nous avions de longues conversations sur le monde. Nous avions des rêves, des projets, des envies. Je te faisais souvent répéter tes textes. Tu te souviens de la fois où, lors de ton échauffement, tu t'es arrêté, tu t'es tourné vers moi et très sérieusement tu m'as dit « mais, les chaussettes de l'archiduchesse sont-elles vraiment sèches ? ». Fou rire. Je me souviens de ta non-demande en mariage. Tu t'es mis à genoux devant moi et tu m'as dit « est-ce que tu veux ne jamais m'épouser ? ». Et nous sommes parti dans un délire d'organiser une grande fête pour notre non-mariage. Nous avions le temps pour nous. Des disputes, il y en a eu. Des crises de larmes, il y en a eu. Nous nous sommes finalement rendu compte que nous n'étions pas fait pour vivre ensemble. Nos différences ont fini par prendre trop de place. La rupture a été dure. La relation de couple a évolué vers une autre forme d'amour bien plus fort. Oui, nous suivions des chemins différents et pourtant le lien était toujours là. Il s'est renforcé. Dans tes yeux, je pouvais lire toute la tendresse que tu éprouvais pour moi et c'était réciproque. Tu étais toujours là pour moi. Et nous profitions de toutes les occasions pour nous voir et boire un verre de porto. 19 janvier 2021. Un appel. Une ancienne collègue m'annonce « David s'est tué dans un accident de voiture. ». Je ne comprends pas. Impossible. Tu ne peux pas m'avoir quitté. Tu ne peux pas être parti sans m'avoir dit au revoir. Tu avais tellement d'envies, tu rêvais de retourner sur les routes avec ta roulotte. Tu avais encore tellement de choses à faire, à voir, à dire, à montrer. Pour toi, il y avait un millier de vies dans une vie. Cela ne pouvait pas s'arrêter. Pas comme ça. Pas maintenant. Pas de manière aussi violente. Ce jour-là, je suis devenue veuve. Lors de tes funérailles, j'ai reçu beaucoup de soutien car les gens savaient. Ils connaissaient ce lien qui nous liait depuis presque 10 ans. Ils voyaient l'amour que l'on se portait. Il y a même quelqu'un qui m'a dit « Tu étais la femme de sa vie. Tu l'as bouleversé». Toi aussi, David tu as bouleversé ma vie. Et voilà pourquoi, j'avais envie de te rendre hommage par ces mots. Aline Lourtie 13/03/2022
- Que se passe-t-il au deuxième chapitre?
Voilà, j'ai terminé le premier chapitre. Je l'ai écrit au fil des ans, sans trop savoir comment. Un peu à mes dépens. L'envie de le relire, de me plonger à nouveau dedans. Je le parcours. J'en savoure chaque page, chaque mot. Je sens le papier glissé sous mes doigts. Il y a des pages chiffonnées, rugueuses. D'autres douces et lisses. Il y a une écriture droite et régulière. Parfois elle est tremblante, hésitante. Il y a des ratures, des tâches. Certains passages sont effacés et presque illisibles. Il y a des pages déchirées et d'autres colorées. Il y a des moments de joie, de tristesse, des déceptions, de l'espoir, de l'intensité et de l'ennui Il y a des passages écrits à l'encre rouge passion et d'autres écrit en bleu pastel. Il y a des chutes, des bonds, des rebonds et des hissements vers le haut. Il y a des odeurs aussi qui émanent de ces pages. Des odeurs de vieux papier comme celles de souvenirs poussiéreux dans un greniers, des odeurs gourmandes, chaudes comme celles d'un gâteau au chocolat ou encore des odeurs douces et enveloppantes comme celles de la rose. Tous mes sens sont en éveil. Je hume, je touche, je vois et je goûte chacun de ces mots. Panel de sens et panel d'émotions aussi. Parfois, un sourire se dessine sur mon visage. Parfois, ce sont les larmes qui coulent. Me voilà à la fin de ce chapitre, remplie de tout cela, de toutes ces pages, de tous ces mots parfaits écrits à l'imparfait. Je suis fière, émue. De ce chapitre, je suis à la fois l'auteure et l'héroïne. Chacun de ces mots est en réalité un petit bout de moi, un fragment de mon être. A travers eux j'existe, je suis. Mon histoire m'a construite et j'ai construit mon histoire. J'en suis le personnage principal et la créatrice. Je tourne la page. Et là, le vide, le néant, le rien. Angoisse de la page blanche. Ma main crispée sur mon stylo reste en suspension. Mon cerveau bug ou plutôt il part dans tous les sens. « Que se passe-t-il au deuxième chapitre ? », « Sera-t-il le dernier ou bien y en aura-t-il d'autres. ». « Que va-t-il arriver à mon héroïne ? », « Un happy end ce serait bien. » « Va-t-elle faire le tour du monde ? », « Va-t-elle trouvé un compagnon de route ? », « Va-t-elle réussir à concrétiser des projets fous et inspirants ? » « Va-t-elle devenir une femme épanouie, une femme qui s'assume ? »« Que va-t-elle faire ? » « Que va-t-il se passer ? » Autant de pensées, autant de questions qui se bousculent dans ma tête. Ma vue se brouille. Je suis figée, immobile, paralysée. Ma main finit par se poser sur le papier blanc et lentement elle commence à écrire. Chapitre 2 : Ose. Tout est possible. Aline Lourtie 23/11/2022 Ecriture du Coeur Thème : « Que se passe-t-il au deuxième chapitre ? »
- 2021, une année de mer...veilles
31 décembre 2021. Le jour idéal pour faire le bilan de l'année écoulée. Durant cette année, J'ai perdu des êtres chers à mon cœur ; J'ai fais des voyages au plus profond de mon être et au-delà ; J'ai pratiqué le yoga ; J'ai découvert la spiritualité ; J'ai fêté mes 33 ans comme une renaissance J'ai dansé, dansé et encore dansé. J'ai participé à des stages qui m'ont fait vivre de nouvelles expériences ; J'ai rencontré de magnifiques personnes ; J'ai créé, renforcé et détruit des liens ; J'ai rejeté et j'ai été rejetée ; J'ai fais des crises d'angoisse ; J'ai été désespérée ; Je me suis épuisée ; J'ai ouvert mon cœur et je l'ai vu se briser ; J'ai connu la détresse, la solitude et le sentiment d'être abandonnée ; J'ai ressenti le vide ; J'ai été triste, en colère et violente envers moi-même ; J'ai été consolée, choyée et prise dans les bras ; J'ai partagé, discuté, échangé ; J'ai dit au revoir à certaines choses pour en accueillir de nouvelles ; Je me suis ouverte aux autres et les autres se sont ouverts à moi ; J'ai découvert l'amitié et le privilège de faire partie d'une tribu ; J'ai renoué avec ma féminité ; Je suis partie à l'aventure ; J'ai apprécié les plaisirs simples de la vie et le contact avec la Nature ; J'ai vécu une belle histoire d'amour devenue une belle amitié ; J'ai écrit, j'ai joué de la musique, j'ai dessiné, j'ai rêvé ; Je me suis laissé emporter par des lectures, des musiques, de la danse ; J'ai osé aller à la rencontre de moi-même, des autres et du monde ; J'ai exploré mes parts d'ombre et mes parts de lumière; J'ai eu peur, j'ai douté ; J'ai fais deux pas en avant et un pas en arrière ; J'ai appris ; J'ai ris aux éclats ; J'ai jouis ; J'ai connu des moments de folie ; J'ai aimé et j'ai été émerveillée ; J'ai vécu simplement, intensément et pleinement. Je bénis tous les jours de cette année, les beaux moments et les périodes sombres. Chaque instant a été l'occasion d'expérimenter, d'apprendre, d'évoluer. Pour 2022, je nous souhaite de continuer à profiter de ce chemin de Vie et d'en savourer toutes les beautés. Je nous souhaite de nous laisser surprendre et d'avoir Foi en ce qui Est. Aline Lourtie 31/12/2021
- Quand la musique me parle
L'autre jour, au volant de ma voiture, je rumine. « Pfff, pas envie d'aller travailler. Fait tout gris aujourd'hui. Et puis fait froid. Qu'est ce que je fous là.». Puis mon attention est attirée par la musique qui passe. Je la connais bien cette musique. O'stravaganza, j'ai l'ai écouté pendant des années avant de laisser l'album traîné dans un coin. Voilà, qu'elle refait surface et c'est comme si je l'entendais pour la première fois. Elle me fait du bien. Je la repasse une seconde fois pour l'écouter plus attentivement encore. C'est comme un dialogue entre deux monde : d'un côté un univers un peu classico-barroque et de l'autre un univers celtique. Deux genres différents qui semblent se répondre avant de se mêler l'un à l'autre pour former le climax du morceau. C'est tout simplement magique. La musique a toujours été présente. J'adore chanter, j'adore l'écouter, j'adore en jouer. Mais aujourd'hui, elle est bien plus que ça. La musique me parle. Les notes sont comme des mots qu'il m'est impossible de traduire mais que je comprends et qui viennent me remplir et me faire vibrer. Parfois, la musique m'emporte dans des voyages étonnants, elle me fait découvrir d'autres horizons. Parfois, les notes sont des mots doux qui viennent m'apaiser, me consoler. Parfois, ce sont des mots de joie qui me font danser dans tous les sens. Parfois, c'est juste une caresse qui vient se déposer. Oui, la musique me parle. Je n'ai pas l'oreille musicale ni la capacité d'entendre toutes les harmoniques, de reconnaître les notes. Pourtant, je comprends toutes ses subtilités, toutes ses nuances, toutes ses fragilités, toute sa beauté. La musique avant c'était juste...ben...de la musique. Un truc qu'on écoute pour danser, chanter, se relaxer ou se détendre. Aujourd'hui, la musique est devenue, pour moi, un langage vivant, vibrant, en mouvement et universel. Ah...me voilà arrivée à destination. Je sors de ma rêverie. C'est dingue tout de même tout ce qu'un morceau de 4 minutes peut faire émerger. En vous souhaitant autant de belles émotions. Aline Lourtie Ecriture du Coeur du 28 novembre 2021 Thème « Et le thème » Inspiré de la musique « Ceol Cuàine » de Hugues de Courson Album Ostravaganza.
- Page blanche
Bon... Faut y aller maintenant. Bien décidée, je m'installe devant mon ordinateur, mets de la musique douce et en avant. Et là ben...rien. Que dalle ! Nada ! Le trou noir ou plutôt la page blanche. Bon voyons « et le thème », qu'est ce que je vais bien pouvoir raconter avec ça ? Pff, toujours rien. Cela fait des jours que je bloque. L'échéance approche et je n'ai toujours rien. Réfléchis, Aline ! Réfléchis ! C'était facile avant. L'inspiration venait toute seule. Il suffisait d'une image, d'une situation, d'une émotion, d'une sensation ou d'une musique pour que les mots coulent. Il me suffisait simplement de mettre les images en mots et de les déposer sur le papier. Mais là, y rien qui vient. J'en ai marre. Je vais faire un tour. Cela me fera du bien. Et peut-être que cela me donnera des idées. Bon... la promenade n'a pas aidé. Je suis toujours dans le flou le plus complet. Tout se mélange dans ma tête. Ça part dans tous les sens. J'écris trois mots, j'efface, je recommence. Je râle. Rien ne me convient. J'ai l'impression de tourner en rond, d'écrire toujours les mêmes choses, de ne pas me renouveler. Serais-je en train de me lasser de mon propre style ? Je fais les cent pas. Je me lève, je me rassied, me lève à nouveau pour aller me servir un verre d'eau. Je regarde mon écran d'ordinateur un peu désemparée. Je suis en colère et frustrée de ne pas y arriver. Allez, faut que ça vienne. Faut que je trouve une idée. J'ai la tête qui tourne. C'est trop. Ça déborde. Mais oui, c'est ça ! Et le thème se dessine. Une image apparaît. Celle du vide. Aline Lourtie Ecriture du Coeur du 28 novembre 2021 Thème « Et le thème »
- Take Flight
Rêver en regardant vers le haut. Sentir la fleur se fâner. Chercher comment la soigner. Comprendre qu'il faut aller plus loin. Passer les portes. Sauter dans le vide. Oser. S'envoler. Chuter. Atterir brutalement. Rebondir. Découvrir de nouveaux horizons. Changer de perspectives. Traverser les tempêtes. Trouver la force. S'accrocher. Passer de l'autre côté. Respirer. Sentir, voir, toucher, entendre, goûter. Rencontrer des guides de lumière. Retourner à la Source. Découvrir sa Nature première. Comprendre que tout était déjà là. Tout est déjà en Soi. Aline Lourtie 27/06/2021 Inspiré par la musique « Take Flight » de Lindsey Stirling
- Derrière la mort, la Vie
Elle était là. Elle m'observait de loin. Sa robe de voiles noires faisait ressortir sa peau nacrée. Elle était droite, belle, fine et élégante. Moi aussi, je l'observais de loin sans oser l'aborder. Un jour, je l'ai vu assise sur un rocher. Elle fixait l'horizon. Intriguée par sa beauté mystérieuse, je me suis lentement approchée. "Je vous dérange ?" "Non, je t'attendais." Ce sont les seuls mots que nous avons échangés. Elle s'est tournée vers moi. J'ai été frappée par l'intensité de ses grands yeux noirs. Elle s'est approchée de moi et m'a murmuré à l'oreille : "Va, maintenant. Tu n'es pas prête. Reviens me voir plus tard." Elle s'est retournée et s'est éloignée. Je l'ai regardé partir. Toujours figée sur place. Fascinée par cette sombre beauté. Le vent s'est levé et a fait danser sa longue chevelure d'ébène. Il est, ensuite, venu me caresser le visage. J'ai fermé les yeux pour mieux apprécier sa fraîcheur. Quand je les ai ouvert à nouveau, elle avait disparu. Je l'ai cherché du regard. Mais devant moi, il n'y avait que l'horizon. Soudain, la sonnerie d'un réveil. J'ouvre les yeux. Je suis couchée dans mon lit. Chez moi. Dehors, le soleil brille et une brise légère fait danser les rideaux. Ce n'était donc qu'un rêve. Cela paraissait pourtant si réel. Je me lève péniblement, encore toute étourdie par cet étrange songe. Les jours passent, j'ai repris mon train-train quotidien : métro-boulot-dodo. Mais je ne cesse de penser à ce rêve. Qui était cette femme ? D'où venait-elle ? Elle semblait me connaitre. Quel était le sens de ces mots : « tu n'es pas prête. Reviens me voir plus tard » ? Comment la retrouver ? Des jours, des semaines, des mois passent. La beauté mystérieuse prend de plus en plus de place dans mon esprit. Elle m'obsède. Un seul désir : la revoir, la toucher, lui parler. Chaque soir, je m'endors en souhaitant la croiser à nouveau. Chaque matin est une nouvelle déception. Je me réveille le ventre noué par la tristesse. Je ne la connais pas et pourtant, elle est devenue la personne la plus importante de ma vie. Elle a pris toute la place. Je ne vois plus qu'elle, je ne pense plus qu'à elle. Sans elle, je me sens vide, incomplète. Mon existence n'a plus de sens. Tout me semble sans importance. Je m'enferme chez moi. Je n'ai plus envie de rien. Je m'éloigne de ma famille et de mes amis. Suite à mes absences injustifiées, je reçois ma lettre de licenciement. Tant mieux, le boulot, j'en pouvais plus. Tout parait insipide. J'arrête de m'alimenter. Manger me demande trop d'efforts. Je passe mes journées recroquevillée sur mon tapis que j'inonde de larmes. Une seule envie : dormir. Dormir pour la retrouver et ne plus la quitter. Je ferme les yeux en la suppliant de revenir me voir. Un jour, sans trop savoir pourquoi, je me lève, prends ma veste et sors de chez moi. J'erre longtemps à travers les rues, comme un zombie. Je marche à travers les champs. Je n'ai aucune idée d'où mes pas me mènent. Juste besoin de m'éloigner, de marcher droit devant moi, sans me retourner. Je ressens une force qui me pousse vers l'avant. Au détour d'un chemin, le paysage devient familier. Je reconnais cette clairière, cet arbre. Au loin, je la vois. Elle est là. Assise sur son rocher comme l'autre fois. J'aperçois son visage se tourner vers moi. Malgré la distance, je sens son regard me transpercer. Mon coeur s'emballe. Une immense joie m’envahit. Je me retiens de courir vers elle. Je savoure chaque pas qui me rapproche d'elle. Nous voilà face à face. Mes yeux dans les siens. Dans son regard sombre, il y a des reflets dorés. Ses yeux brillent. Je suis captivée. Je ne bouge plus. C'est elle, à présent, qui s'avance vers moi. Lentement. Elle tend sa main et me caresse la joue. Sa peau est froide et pourtant je ressens de la chaleur dans tout le corps. C'est doux. Elle m'enlace. Son corps enveloppe le mien comme un cocon protecteur. Je me sens tellement bien. Des larmes de joie, de soulagement, de réconfort viennent mouiller sa robe. Elle m'étreint davantage. Son odeur m'enivre. Un parfum délicatement fleuri et légèrement sucré. Nous nous allongeons l'une contre l'autre dans l'herbe. Elle se penche vers moi. Ses cheveux viennent me chatouiller le visage. Ils sont tellement soyeux. Je sens son souffle dans mon cou. Elle me murmure des mots à l'oreille. Des mots qui font du bien. Elle me parle de son monde. Un monde tellement différent du mien. Un monde où tout semble plus beau, plus merveilleux. Un monde qui parait plus en paix, plus tranquille. Nous restons de longues heures dans les bras l'une de l'autre. Elle me raconte des histoires. Sa voix douce enchante mes oreilles comme une mélodie. Je perds la notion du temps. J'ignore combien de temps nous restons ainsi soit à parler soit simplement à se regarder. Le soleil se couche à l'horizon laissant la lune et les étoiles apparaitre. Nous contemplons le ciel étoilé sans un mot. Les rayons de la lune accentuent la blancheur de sa peau et lui donnent des reflets argentés. Elle scintille sous la lune. Je finis par briser le silence. "J'aimerais que cet instant dure pour toujours." "Viens avec moi alors." "Où ça ?" "Chez moi, dans mon monde, au delà du tien." « Oui, je veux partir avec toi ». Ce sont les mots que je souhaite prononcer mais ils restent coincés au fond de ma gorge. Aucun son ne sort. Je reste muette. Quelque chose me retient. "Viens avec moi. Je te ferai découvrir mon monde. Il est bien plus beau et bien plus vaste que le tien. Chez moi, tout est possible. Il n'y a aucune barrière, aucune limite. Nous pourrons être ensemble. Je prendrais soin de toi. Avec moi, tu n'auras plus jamais peur." Les mots ne sortent toujours pas. A ce moment-là, je pense à ma maison, ma famille, mes amis. Je ressens comme un pincement au coeur. Le doute m'envahit. "Je ne sais pas. Je ne peux pas partir comme ça. Il y a ma famille, mes amis." "Tu les as pourtant abandonnés pour venir me retrouver." "Oui, je sais et je m'en veux un peu d'être partie sans rien dire. Et toi ? Ne peux-tu pas venir avec moi ?" "C'est impossible. Je ne peux venir dans ton monde qu'à certains moments et pour des laps de temps très courts. Je ne peux y rester. Viens avec moi." Elle me sert plus fort contre elle. "Viens avec moi." Je suis toujours tiraillée et suis incapable de lui donner une réponse. "Viens avec moi." Sa voix devient insistante et elle me sert de plus en plus. Je me sens oppressée. J'essaye de me dégager mais elle me maintient contre elle. "Lâche-moi s'il te plait" "Viens avec moi." Je commence à paniquer. J'étouffe. J'ai mal. "Lâche-moi. Tu me fais mal." Elle relâche son étreinte pour mettre ses mains autour de mon cou. Elle plonge son regard dans le mien. Il a changé. Il est dur et froid. Les reflets dorés ont laissé la place à des reflets rouge sang. "Viens avec moi." Je sens ses mains qui se referment sur mon cou. "Viens avec moi" J'ai froid, j'ai peur. Mon corps semble s'évanouir. J'ai le souffle coupé, je ne respire plus. Je me sens partir, je la regarde une dernière fois. Dans ses yeux rouges, une lueur de plaisir. Satisfaction de me posséder, de me dominer, de m'emporter. Dans un souffle, j'arrive à lui dire. "Non, je ne viendrai pas avec toi." A ces mots, elle me lâche. Je suis au sol, à moitié évanouie. Je mets ma main sur ma gorge douloureuse. Je tousse. J'arrive à me relever. Je la vois s'approcher de moi. J'ai un mouvement de recul. Envie de fuir mais je n'ai pas la force. Je lève mes yeux vers elle comme pour la supplier de me laisser. Les reflets dorés sont revenus. Son regard est à nouveau doux. La furie s'est enfuie et à laisser la place à ma tendre amie. Je suis rassurée de la retrouver. Elle me caresse le visage. "Tu es prête. Va. Je t'attendrai" "Prête à quoi ?" Elle reste silencieuse. Je vois une larme scintiller. Elle me sourit. "Prête à quoi ?" Pour seule réponse, un baiser sur le front. Je ferme les yeux pour mieux sentir ses lèvres sur ma peau et pour prolonger ce moment. Quand je les ouvre, elle a disparu. Comme une ombre. Je suis de nouveau seule au milieu de la clairière. J'essaye de comprendre ce qui vient de se passer. Je reste un long moment assise dans l'herbe. Hébétée. Le vent vient me frôler le visage, comme la première fois. Je ferme à nouveau les yeux. Un parfum délicatement fleuri et légèrement sucré vient me titiller les narines. J'ouvre les yeux et tout parait différent. Devant moi le vide. Et pourtant, je me sens pleine. Devant moi l'incertitude. Et pourtant j'ai confiance. Devant moi la solitude. Et pourtant, je sais que je ne suis pas seule. Je me tourne vers le ciel, les joues pleines de larmes. "Merci belle fée noire. J'ai compris. Tu as raison. Je suis prête. Prête à vivre." Aline Lourtie 14 juin 2021 Inspiré de la carte « Derrière la mort, la vie » de l'Oracle de Rumi Ecriture du Coeur du 11 juillet 2021 Thème « Non, on t'attendais »
- Verrouillage
Cette leçon, j'ai cru que je l'avais retenue... Et pourtant... Il a suffit de pas grand chose. Un mot, une vidéo, un adieu, une série de petits points négatifs qui, à force de s'accumuler ont tout fait basculer. J'étais tellement sûre de moi. Je me sentais capable de tout accomplir, de pleinement vivre. J'avais la Foi. Et pourtant... Il a suffit de pas grand chose pour que mon cœur ouvert au monde éclate en mille morceaux ; Pour que cette chose noire vienne m'envahir ; Pour que mon corps se ferme, se bloque, se contracte ; Pour que l'ombre prenne le pas sur la lumière. Me voilà à nouveau enfermée, corsetée dans mes peurs, mes doutes, mes certitudes et incertitudes. Retour en arrière, me protéger, mettre des barrières entre moi et ce monde devenu hostile. Revenir dans un endroit familier pour me rassurer. Et pourtant... Je continue d'étouffer, une envie intense de crier, de hurler, de cogner. Mais je retiens. Je verrouille mon corps, ma gorge, mon âme. Comme un réflexe, un instinct de survie. Il faut que je me protège. Et pourtant... Cela fait mal. Cela tire dans tout le corps. Ça craque, ça grince, ça coince. Les tensions s'accumulent. Cette armure protectrice est de plus en plus lourde à porter. Je n'en peux plus. Je n'en veux plus. Envie de la mettre à la poubelle. Envie de fracasser cette cage dorée qui m'empêche d'avancer, de respirer, de chanter, de danser. Envie de briser ces chaînes faites de croyances et d'illusions. Et pourtant... Je retiens encore et toujours. La colère gronde comme un volcan prêt à entrer en éruption. Le feu m’envahit. Ça brûle. Envie d'arracher, de griffer, de mordre, de gratter, de déchirer cette peau qui fait si mal. Besoin de me libérer de cette rage. Besoin de faire exploser ces milliers de cadenas qui entravent mon corps, mon cœur et mon âme. Besoin de lâcher, d'exprimer, de dire, de laisser échapper. Je combat. Je lutte. Je suis épuisée. Envie et besoin de me libérer. Oui, c'est ça. Me libérer. Ne plus retenir. Laisser couler comme une source purifiante pour calmer ce brasier. Respirer. Accepter. Laisser faire et tout simplement être. Aline Lourtie 23/05/2021 Thème : « J'ai cru que je l'avais retenu »











